Travail étudiant : la Belgique atteint un record historique en 2025

Près de 650.000 étudiants ont travaillé en Belgique en 2025, un nouveau record porté par la hausse des heures prestées et des salaires.

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Travail étudiant
Travail étudiant : la Belgique atteint un record historique en 2025. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

Le travail étudiant continue de progresser en Belgique. Selon les derniers chiffres publiés par l’ONSS, près de 650.000 étudiants ont exercé un job en 2025, confirmant une tendance à la hausse qui s’installe depuis plusieurs années.

Au total, 649.055 étudiants ont travaillé en parallèle de leurs études l’an dernier. Cela représente une augmentation de plus de 8.000 jeunes en un an, soit une progression de 1,32 %. Cette hausse confirme l’ancrage du job étudiant dans le quotidien des jeunes, qui sont de plus en plus nombreux à cumuler études et emploi, que ce soit de manière ponctuelle ou régulière tout au long de l’année.

Plus de jobs et davantage d’heures prestées

L’évolution ne concerne pas uniquement le nombre de travailleurs, mais aussi le volume d’activité. En 2025, les étudiants ont occupé plus de 1,06 million de postes, soit une hausse de plus de 24.000 jobs par rapport à l’année précédente. Le nombre total d’heures prestées atteint également un niveau record avec environ 146 millions d’heures travaillées, en progression de plus de 3 % sur un an.

Cette évolution montre que les étudiants travaillent non seulement plus nombreux, mais aussi plus longtemps. Cette dynamique se reflète aussi sur le plan économique. Les jobs étudiants ont généré environ 2,26 milliards d’euros de salaires en 2025, contre un peu plus de 2,09 milliards un an plus tôt. Cette hausse de près de 8 % illustre le poids croissant du travail étudiant dans l’économie belge, devenu un véritable segment du marché de l’emploi.

Des règles plus souples qui favorisent le travail étudiant

Selon l’ONSS, cette progression s’explique notamment par l’augmentation progressive du nombre d’heures autorisées. Le quota annuel est passé de 475 heures à 600 heures en 2023 et 2024, puis à 650 heures en 2025, permettant aux étudiants de travailler davantage légalement.

Cette évolution réglementaire a mécaniquement contribué à l’augmentation du nombre d’heures prestées et du volume global d’activité. Autre tendance notable : la baisse du nombre de jeunes qui travaillent exclusivement pendant les vacances d’été. Ils étaient environ 86.000 en 2025, contre plus de 95.000 un an plus tôt. Cette baisse s’inscrit dans une tendance de fond observée depuis plusieurs années.

De plus en plus d’étudiants privilégient désormais des jobs répartis sur l’ensemble de l’année, plutôt qu’une activité concentrée sur les vacances d’été.

Un phénomène devenu structurel dans l’économie

Pour l’ONSS, cette évolution confirme que le job étudiant n’est plus un phénomène saisonnier, mais bien une composante durable du marché du travail. Cette situation soulève toutefois des questions sur la concurrence avec certains emplois peu qualifiés, les étudiants pouvant occuper une partie des postes habituellement destinés à d’autres travailleurs.

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