Prix de l’énergie : Bart De Wever ferme la porte au “cliquet inversé”

Face à la hausse des prix de l’énergie, le Premier ministre Bart De Wever exclut pour l’instant toute mesure immédiate pour faire baisser les prix du carburant.

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Prix de l’énergie : Bart De Wever ferme la porte au “cliquet inversé”. Crédit : Belga | Econostrum.info - Belgique

La hausse des prix de l’énergie alimente les inquiétudes de nombreux ménages. Les prix à la pompe et les factures énergétiques restent sous pression. Face à cette situation, le gouvernement fédéral est appelé à agir. Le Premier ministre Bart De Wever adopte toutefois une position prudente.

Interrogé ce jeudi en séance plénière, Bart De Wever a indiqué que le gouvernement fédéral ne mettrait pas en place, dans l’immédiat, de mécanisme de cliquet inversé. Ce système prévoit une baisse des accises sur les carburants lorsque les prix dépassent un certain seuil afin de soulager les consommateurs. Plusieurs partis avaient demandé l’activation de cette mesure.

Le Premier ministre estime toutefois que ce type d’intervention ne constitue pas la solution la plus pertinente dans le contexte actuel. Selon lui, réduire artificiellement les prix pourrait encourager la consommation de carburant. Dans un contexte énergétique tendu, il considère qu’une baisse de la demande reste la réponse la plus logique.

Un manque de marges budgétaires

Pour justifier cette position, Bart De Wever s’appuie notamment sur les analyses de la Banque nationale de Belgique (BNB). Son gouverneur, Pierre Wunsch, a rappelé que les finances publiques disposent de marges limitées pour absorber le choc des prix de l’énergie. L’idée d’un soutien massif financé par l’État reste donc difficile à envisager.

Le Premier ministre rejette également les accusations selon lesquelles l’État profiterait de la hausse des prix. Selon lui, cette situation ne génère pas de recettes supplémentaires pour les finances publiques. Au contraire, certaines recettes pourraient même diminuer dans un contexte économique plus incertain, rapporte la Libre.

Des tensions au sein de la majorité

La position du chef du gouvernement ne fait toutefois pas l’unanimité au sein de la coalition Arizona. Plusieurs partis francophones de la majorité plaident pour l’introduction du cliquet inversé afin de limiter l’impact de la hausse des carburants sur les ménages. Le débat reste donc ouvert au sein du gouvernement.

Les partis MR et Les Engagés défendent également cette option. Pour Marc Lejeune (Les Engagés), il est essentiel d’empêcher les surprofits dans le secteur énergétique. Selon lui, les autorités ne peuvent pas rester passives face à une nouvelle escalade des prix de l’énergie.

L’opposition réclame une réaction face à la hausse des prix de l’énergie

L’opposition réclame également des mesures rapides pour soutenir les ménages. Plusieurs députés ont dénoncé l’inaction du gouvernement face à la hausse des prix à la pompe. Pour eux, la situation devient de plus en plus difficile pour les consommateurs.

Le député socialiste Patrick Prévot a rappelé que les citoyens s’inquiètent depuis plusieurs semaines lorsqu’ils font le plein de carburant. De son côté, Sofie Merckx (PTB) estime que le gouvernement ne peut pas rester sans agir face à cette crise énergétique.

Les inquiétudes autour de l’approvisionnement énergétique

La hausse des prix de l’énergie s’inscrit dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. La guerre au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport mondial du pétrole, renforcent les inquiétudes.

Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a récemment évoqué un risque majeur de rupture d’approvisionnement énergétique pour la Belgique. Face à cette situation, il appelle à des changements de comportements afin de réduire la consommation d’énergie.

Des solutions envisagées sur le long terme

Bart De Wever n’exclut toutefois pas la mise en place de mesures à plus long terme. Il estime que certaines décisions pourraient permettre de stabiliser les prix de manière plus structurelle. L’objectif serait de réduire la dépendance aux fluctuations du marché énergétique.

Parmi les pistes évoquées figure notamment le développement du nucléaire, considéré par le gouvernement comme un levier possible pour renforcer la sécurité énergétique. Le Premier ministre a indiqué que des discussions étaient en cours avec le ministre de l’Énergie. Ces mesures s’inscriraient dans une stratégie visant à mieux maîtriser les prix à l’avenir.

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