Les cours du pétrole chutent de 3 % : bientôt des prix plus bas à la pompe ?

La baisse de 3 % des cours du pétrole pourrait se traduire rapidement par des prix plus abordables à la pompe, selon l’évolution des prochains jours.

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baisse des prix du pétrole
Les cours du pétrole chutent de 3 % : bientôt des prix plus bas à la pompe ? : Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Le prix du pétrole a enregistré une forte baisse ce lundi 5 mai 2025, avec un repli de plus de 3 % sur les marchés internationaux. Cette chute intervient après l’annonce surprise d’une augmentation de la production par plusieurs pays membres de l’Opep+.

Dans un contexte où les prix du carburant pèsent lourdement sur le budget des ménages, cette nouvelle soulève une question directe : peut-on espérer une baisse des prix à la pompe dans les jours à venir ? Les signaux envoyés par les marchés mondiaux incitent à l’optimisme, sans pour autant effacer toutes les incertitudes.

Une décision inattendue de l’Opep+ bouleverse le marché

Ce sont huit pays de l’Opep+ qui ont provoqué ce mouvement en annonçant samedi leur intention de produire 411.000 barils supplémentaires par jour en juin, rapporte Le Soir. Il s’agit d’un volume identique à celui de mai, mais largement supérieur aux prévisions du plan initial, qui tablait sur seulement 137.000 barils de plus. Le changement de stratégie de ces pays producteurs, parmi lesquels figurent l’Arabie saoudite et la Russie, a été perçu comme un signal de retour à une logique de conquête de parts de marché après des années de restriction de l’offre.

Dès les premières heures des échanges asiatiques, la réaction a été immédiate. Le baril de WTI américain a chuté à 56,08 dollars (-3,8 %), tandis que celui de Brent est tombé à 59,17 dollars (-3,5 %). Ce recul ramène les cours à des niveaux qui n’avaient plus été atteints depuis plusieurs mois, et pourrait marquer un tournant si la tendance se confirme.

Cette décision intervient alors que la demande mondiale reste incertaine, fragilisée par la crainte d’une récession alimentée par les tensions commerciales persistantes, notamment entre les États-Unis et la Chine. Pour Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy, « l’Opep+ a lancé une bombe sur le marché pétrolier », en optant pour une hausse de l’offre malgré un contexte économique incertain.

Une baisse potentielle à la pompe, sous conditions

La chute des cours internationaux du pétrole ouvre mécaniquement la voie à une détente des prix à la pompe. Le prix du carburant à la station-service est en partie lié au prix du brut, même si les taxes et les marges de distribution représentent une part importante du prix final. En Belgique, une baisse du baril peut mettre quelques jours à se répercuter sur les prix affichés, mais elle est généralement perceptible à court terme.

Néanmoins, plusieurs éléments peuvent freiner cette transmission. D’abord, les prix des carburants sont également influencés par le taux de change entre le dollar et l’euro. Une baisse de l’euro face au dollar peut limiter les effets de la baisse du brut sur les prix en euros. Ensuite, les coûts de raffinage et de transport peuvent absorber une partie de la marge de baisse. Enfin, les acteurs du secteur attendent souvent une confirmation de la tendance avant de répercuter les variations sur les prix de détail.

Cela étant dit, la baisse observée aujourd’hui est suffisamment marquée pour laisser espérer un allègement du prix du litre dans les stations dans les prochains jours. Si les cours se stabilisent à ces niveaux ou continuent de baisser, il est raisonnable d’anticiper une baisse visible pour les consommateurs d’ici la fin de la semaine ou le début de la suivante.

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