Les faillites d’entreprises atteignent un niveau record en Belgique sur les neuf premiers mois de 2026. Selon les données communiquées par GraydonCreditsafe, 8 597 entreprises ont été déclarées en faillite entre janvier et septembre, soit près de 2 % de plus qu’à la même période en 2025.
Cette progression cache des évolutions différentes selon les régions. La Flandre concentre la hausse la plus marquée, tandis que la Wallonie et Bruxelles enregistrent un recul du nombre de faillites sur la même période. Au total, ces faillites ont directement menacé 20 522 emplois depuis le début de l’année. Le chiffre donne une idée des conséquences de cette succession de procédures pour les salariés concernés.
La Flandre a enregistré 5 066 faillites durant les trois premiers trimestres, soit une hausse de 5,7 % sur un an. Il s’agit d’un seuil inédit pour la région, qui dépasse pour la première fois les 5 000 faillites sur les neuf premiers mois d’une année.
La Flandre concentre la hausse des faillites
La situation est différente dans les deux autres grandes régions du pays. La Wallonie compte 1 838 faillites entre janvier et septembre, soit une baisse de 2,18 % par rapport aux neuf premiers mois de 2025. À Bruxelles, 1 487 entreprises ont été déclarées en faillite sur la même période. Le recul atteint 4,31 % sur un an. Ces évolutions régionales ne suffisent pas à inverser la tendance nationale. Avec 8 597 faillites enregistrées en neuf mois, le nombre total dépasse le niveau observé sur la même période de 2025.
Les chiffres doivent aussi être distingués des créations et cessations d’activité qui interviennent sans procédure de faillite. Une faillite correspond à une procédure judiciaire engagée lorsqu’une entreprise se trouve dans une situation de cessation de paiements et que son crédit est ébranlé. Pour les salariés, l’enjeu est particulièrement concret. Les procédures enregistrées depuis janvier ont concerné directement 20 522 emplois.
Le nombre d’emplois menacés ne signifie pas que tous ces postes ont définitivement disparu, certaines entreprises pouvant faire l’objet d’une reprise ou d’une poursuite partielle de leurs activités, souligne la Libre.
La construction reste le secteur le plus touché
Par secteur, la construction arrive en tête avec 1 884 faillites recensées durant les trois premiers trimestres de 2026. L’horeca suit avec 1 400 faillites, devant les services aux entreprises, qui comptent 1 399 procédures. Ces trois secteurs représentent donc une part importante des faillites enregistrées depuis le début de l’année. La construction reste particulièrement exposée aux difficultés de trésorerie, aux coûts des matériaux, aux conditions de financement et au ralentissement de certains marchés immobiliers.
L’horeca reste lui aussi confronté à une forte rotation des entreprises, avec des charges importantes et une activité sensible à la consommation des ménages. Le chiffre national devra encore évoluer au cours des derniers mois de 2026. Les 8 597 faillites recensées à fin septembre constituent déjà un record sur les neuf premiers mois de l’année, alors que les données du dernier trimestre ne sont pas encore comptabilisées.
Pour les entreprises comme pour les salariés, les prochains mois seront donc particulièrement suivis. La progression nationale reste limitée à près de 2 % sur un an, mais la hausse de 5,7 % observée en Flandre contraste avec les baisses enregistrées en Wallonie et à Bruxelles.








