La hausse des prix de l’énergie relance les discussions au sein du gouvernement fédéral. Plusieurs mesures sont à l’étude. Elles visent les ménages et certains travailleurs. Un accord est attendu dans les prochains jours.
Face à l’augmentation des factures, le gouvernement fédéral belge cherche des solutions concrètes. Les discussions se concentrent sur l’utilisation des recettes fiscales supplémentaires liées à la hausse des prix de l’énergie. L’objectif est de financer des aides ciblées, en priorité pour les publics les plus exposés. Les négociations ont repris cette semaine, avec l’espoir d’aboutir rapidement à un accord.
Parmi les pistes envisagées, certaines concernent directement les travailleurs. L’exonération fiscale liée à l’utilisation d’un véhicule personnel pourrait être relevée de 500 à 750 euros par an. Cette mesure vise notamment ceux qui utilisent leur voiture pour travailler. Elle s’inscrit dans une volonté de compenser une partie des dépenses liées aux déplacements.
Des aides liées à l’énergie pour les ménages
Plusieurs dispositifs visent les ménages confrontés à la hausse des prix. Une aide unique de 300 euros est envisagée pour les personnes qui se chauffent au mazout, au propane ou au butane. Cette mesure permettrait de soulager une partie des dépenses énergétiques. Elle fait partie des options actuellement discutées.
D’autres aides pourraient concerner les ménages aux revenus plus faibles. Un soutien temporaire est à l’étude pour ceux dont les revenus sont inférieurs au revenu médian. Les montants et les conditions restent encore à définir. L’objectif est de limiter l’impact de la hausse des prix sur le budget des foyers.
Dans le même temps, les moyens alloués aux centres publics d’action sociale (CPAS) pourraient être renforcés. Le fonds mazout ainsi que le fonds gaz et électricité seraient concernés. Cette évolution permettrait d’aider davantage de ménages en difficulté. Elle vise à élargir l’accès aux dispositifs existants.
Des mesures pour les déplacements professionnels
Les déplacements professionnels font aussi partie des discussions. Une augmentation de l’indemnité kilométrique forfaitaire, actuellement fixée à 0,43 euro par kilomètre, est envisagée. Cette mesure concerne notamment les secteurs où les trajets sont fréquents. Elle vise à mieux prendre en compte les coûts supportés par les travailleurs.
D’autres pistes sont également sur la table. L’adaptation des chèques repas et des écochèques pour l’achat de carburant est évoquée. Cela permettrait d’élargir leur utilisation dans un contexte de hausse des prix. Les modalités précises restent encore à définir.
Les discussions restent ouvertes au sein du gouvernement. Le président du Mouvement Réformateur (MR) a déclaré : « Moi, soit cette décision est entrée en vigueur cette semaine, soit il ne sera plus possible de conclure un quelconque accord au niveau du gouvernement », rapporte RTL. De leur côté, Les Engagés estiment qu’« il faut laisser le temps au gouvernement, vendredi, très sereinement, de trouver des solutions. »







