Le code couleur pour la réparabilité débarque en Belgique : voici tout ce qu’il faut savoir

La Belgique introduit un indice de réparabilité, avec un code couleur, pour encourager la consommation durable et lutter contre l’obsolescence programmée.

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indice de réparabilité
Le code couleur pour la réparabilité débarque en Belgique : voici tout ce qu’il faut savoir : Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Depuis ce vendredi 2 mai 2025, un nouveau système d’affichage fait son apparition sur les appareils électriques en Belgique. Cette initiative vise à encourager une consommation plus responsable et durable en permettant aux consommateurs de mieux comprendre la réparabilité des produits qu’ils achètent. 

Cette nouvelle règle intervient dans un contexte où la question de l’obsolescence programmée et de la gestion des déchets électroniques devient de plus en plus prégnante. Avec cette réforme, la Belgique souhaite non seulement améliorer la durabilité des produits, mais aussi lutter contre les pratiques commerciales qui poussent à la consommation excessive et à la mise au rebut rapide des appareils.

Un indice de réparabilité pour guider les consommateurs

L’indice de réparabilité se présente sous la forme d’une note allant de 1 à 10, qui permet d’évaluer la facilité avec laquelle un appareil peut être réparé. Plus cette note est élevée, plus l’appareil est facile à réparer, et inversement, une note basse indique un produit difficile, voire impossible, à réparer. Cette évaluation repose sur plusieurs critères objectifs, tels que la disponibilité des pièces détachées, l’accès aux informations techniques de réparation, la facilité de démontage, et même le rapport entre le prix des pièces détachées et celui de l’appareil neuf, a précisé Sudinfo.

Les appareils concernés par cette nouvelle règle sont principalement les lave-vaisselle, aspirateurs, nettoyeurs haute pression, tondeuses à gazon et ordinateurs portables (sans écran tactile). Ce changement est particulièrement pertinent dans un contexte où de nombreux consommateurs sont confrontés à des produits qui tombent en panne rapidement et qui sont souvent difficiles à réparer. De nombreuses entreprises, malgré les initiatives environnementales, jouent encore sur l’obsolescence programmée, ce qui conduit à des mises au rebut prématurées et augmente ainsi les déchets électroniques.

Pour rendre l’indice de réparabilité plus accessible et compréhensible, un code couleur a été introduit. Ce système de couleur permettra aux consommateurs de savoir instantanément si un appareil est facilement réparable ou non. Ainsi, un vert signifie que l’appareil est facile à réparer, tandis qu’un rouge indique que l’appareil est difficile à réparer. Ce code couleur sera affiché à côté du prix de l’appareil, rendant l’information claire et immédiatement visible.

Les enjeux environnementaux et la réponse des autorités

Au-delà de l’aspect pratique, cette réforme vise à répondre à une problématique plus large : celle de la gestion des déchets électroniques. En 2022, la Belgique a produit environ 250 000 tonnes de déchets électroniques, une quantité qui ne cesse de croître au fil des années. Ces déchets sont souvent composés de produits rapidement obsolètes ou non réparables, qui finissent dans les décharges ou sont envoyés vers des pays où leur gestion est souvent peu maîtrisée. Cela entraîne des conséquences écologiques importantes, notamment à cause des matériaux polluants présents dans les appareils électroniques.

Avec cette nouvelle obligation, la Belgique souhaite non seulement réduire ces déchets, mais aussi inciter les fabricants à améliorer la réparabilité de leurs produits. Les autorités belges comptent sur le SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement pour s’assurer que les fabricants respectent les nouvelles règles. Bien que l’application de cette réforme soit progressive, avec une période de sensibilisation prévue, les consommateurs devraient bientôt pouvoir se fier à cette étiquette pour choisir des produits plus durables.

Si cette obligation n’est pour l’instant limitée à certaines catégories d’appareils, il est probable que d’autres produits soient concernés à l’avenir. En France, une législation similaire est déjà en place depuis plusieurs années, avec un plus grand nombre de produits concernés, et les résultats sont déjà visibles : les fabricants sont poussés à améliorer la réparabilité de leurs produits afin de mieux répondre à la demande des consommateurs.

Cette nouvelle mesure s’inscrit dans un cadre plus large de transition écologique, où l’on cherche à encourager une économie circulaire et à prolonger la vie des produits plutôt que de favoriser le remplacement constant des équipements. En incitant à l’achat de produits plus réparables, la Belgique cherche ainsi à rendre la consommation plus respectueuse de l’environnement tout en permettant aux consommateurs de faire des choix éclairés.

Il est désormais évident que la réparabilité devient un critère essentiel pour de nombreux consommateurs. Si ce système s’avère efficace, il pourrait rapidement être étendu à d’autres catégories de produits, renforçant ainsi la pression sur les entreprises pour qu’elles adoptent des pratiques de conception plus durables.

Cette mesure est un pas important vers une consommation plus raisonnée et responsable. En offrant une information claire et transparente, le code couleur pour la réparabilité pourrait bien devenir un critère incontournable dans les décisions d’achat des consommateurs.

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