Le pouvoir d’achat des Belges, une question au cœur des préoccupations économiques, est au centre des débats depuis plusieurs mois. Selon le cinquième baromètre annuel réalisé par Cofidis en avril 2025, un Belge sur trois estime que son pouvoir d’achat a diminué au cours des 12 derniers mois.
Bien que la santé demeure la première préoccupation des Belges (64 %), la question du pouvoir d’achat arrive en deuxième position, devant même les conflits armés, qui suscitent un intérêt grandissant en raison du contexte géopolitique mondial. Cette perception de la baisse du pouvoir d’achat, mesurée en comparaison avec 2024, a sensiblement augmenté, passant de 22 % l’année précédente à 32 % cette année.
Des difficultés liées à l’augmentation des coûts essentiels
Les résultats du baromètre de Cofidis mettent en évidence que la hausse des coûts liés à la santé et au logement est l’un des facteurs majeurs expliquant cette diminution du pouvoir d’achat. Le secteur de la santé, en particulier, est devenu un fardeau financier pour de nombreux ménages. En effet, plus de 47 % des Belges indiquent que leurs dépenses liées à la santé représentent une part importante de leur budget. Les coûts des soins médicaux, des médicaments et des assurances santé ont fortement augmenté ces dernières années, sans compensation significative par les revenus.
Le secteur du logement est également un facteur décisif dans cette situation. Avec des loyers et des prix immobiliers qui continuent de grimper, de nombreux Belges se retrouvent dans une situation où une grande partie de leurs revenus est consacrée à leur logement. Selon les données disponibles, près de 30 % des répondants déclarent que leurs revenus ne suffisent qu’à peine à couvrir leurs besoins mensuels, une situation qui les pousse à faire des sacrifices dans d’autres domaines de leur vie.
Parallèlement, 21 % des sondés jugent leur pouvoir d’achat faible, une situation qui engendre une pression psychologique et financière importante. En conséquence, de nombreux Belges se voient contraints de réduire leurs dépenses, en particulier dans des secteurs non essentiels tels que le loisir et la consommation discrétionnaire. Cependant, malgré ce contexte difficile, une moitié de la population estime que son pouvoir d’achat reste « correct », ce qui témoigne d’une certaine résilience face aux défis économiques actuels.
Un désir d’investir malgré les difficultés
Malgré cette situation économique tendue, les Belges semblent désireux de préserver leurs projets personnels et de maintenir une certaine qualité de vie. Le baromètre montre que 60 % des personnes interrogées ont pris des mesures pour économiser, et 80 % d’entre elles ont réussi à y parvenir. Parmi les stratégies les plus courantes figurent la réduction des dépenses courantes et le recours à des solutions de crédit à la consommation pour pallier les imprévus financiers.
En dépit des préoccupations liées à leur pouvoir d’achat, trois Belges sur cinq envisagent d’investir dans un projet personnel en 2025. Les projets les plus fréquemment cités sont les vacances (avec 70 % des sondés intéressés), suivis par la rénovation de leur domicile et des investissements dans le développement personnel. Ce désir d’investir dans des projets à long terme, même au prix de sacrifices financiers, révèle une volonté de maintenir un équilibre personnel et familial malgré les difficultés économiques.
Le fait que les priorités des Belges soient orientées vers des projets d’épanouissement personnel, même dans un contexte financier tendu, souligne l’importance de l’aspect qualitatif de la vie. Les Belges, tout en restant conscients de la pression économique, cherchent à préserver des moments de détente et de croissance personnelle, prouvant ainsi une forte résilience face aux difficultés économiques.








