Le constructeur automobile Volvo Cars a annoncé ce vendredi 23 octobre 2026 la suppression de 2 500 postes dans le monde, après un troisième trimestre marqué par de lourdes pertes financières. Cette décision concerne principalement la Suède, mais des emplois pourraient également être supprimés dans d’autres pays. En Belgique, l’usine de Gand et les bureaux de Bruxelles restent dans l’incertitude.
Le constructeur suédois, contrôlé par le groupe chinois Geely, traverse une période difficile. Au troisième trimestre 2026, Volvo Cars a enregistré une perte nette de 5,7 milliards de couronnes suédoises, soit environ 513 millions d’euros. Un an auparavant, l’entreprise affichait encore un bénéfice net de 4,5 milliards de couronnes. Ce retournement traduit une dégradation de ses résultats financiers.
Le chiffre d’affaires du groupe a également reculé de 23 % sur un an, pour atteindre 66,9 milliards de couronnes, soit environ 6 milliards d’euros. Sur le plan opérationnel, Volvo Cars affiche une perte d’exploitation ajustée de 3,7 milliards de couronnes, contre un bénéfice de 5,8 milliards un an plus tôt. Ces résultats poussent la direction à réduire ses dépenses.
Selon Håkan Samuelsson, directeur général de Volvo Cars, les difficultés proviennent notamment des marchés américain et chinois, rapporte le Soir. Aux États-Unis, les droits de douane et la suppression des aides à l’achat de véhicules électrifiés pèsent sur les ventes. En Chine, la concurrence des constructeurs locaux fragilise les marques automobiles premium historiques. Le chiffre d’affaires de Volvo dans ce pays a chuté de près de 50 %.
Face à cette situation, Volvo Cars vise 5 milliards de couronnes d’économies grâce à une réduction de ses effectifs. Parmi les 2 500 postes supprimés, 2 000 se trouvent en Suède. Le constructeur prévoit notamment de mettre fin à certains contrats de consultants, de s’appuyer sur les départs naturels et de proposer des plans de départ ciblés.
L’usine Volvo de Gand et les bureaux de Bruxelles sont-ils menacés ?
Pour la Belgique, les conséquences de cette restructuration restent inconnues. Les 500 suppressions de postes restantes doivent concerner d’autres activités du groupe à l’international, sans répartition géographique annoncée. Elles pourraient toucher différents pays européens, les États-Unis ou la Chine. Aucune suppression d’emploi n’a été confirmée en Belgique à ce stade.
Cette incertitude concerne notamment l’usine automobile Volvo de Gand, l’un des sites de production du constructeur en Europe. Même si des réductions d’effectifs ne sont pas exclues, rien n’indique actuellement que l’établissement belge sera directement concerné. La direction doit encore préciser la répartition des économies entre ses différentes implantations.
Volvo Cars possède également une structure commerciale en Belgique, Volvo Car Belux, appelée National Sales Company. Installée à Bruxelles, elle emploie près d’une centaine de personnes. Les économies pourraient aussi concerner les services administratifs, techniques ou commerciaux du groupe, et pas uniquement ses usines automobiles.








