Devenir propriétaire coûte toujours plus cher en Belgique. Malgré un ralentissement des ventes, les prix de l’immobilier poursuivent leur progression. Certaines régions affichent des tarifs particulièrement élevés, creusant les écarts entre les ménages selon leur lieu d’achat.
Selon le dernier baromètre de la Fédération du notariat (Fednot), le prix moyen d’une maison en Belgique a atteint 360.613 euros sur les neuf premiers mois de 2026, soit une hausse de 3 % par rapport à la moyenne annuelle de 2025. Les appartements suivent la même tendance, avec un prix moyen de 287.616 euros, en progression de 2 %. Derrière ces moyennes nationales se cachent de fortes différences entre Bruxelles, la Flandre et la Wallonie.
Bruxelles dépasse les 600.000 euros, la Flandre reste également chère
Bruxelles demeure la région la plus chère de Belgique pour acheter une maison. Sur les neuf premiers mois de 2026, le prix moyen y atteint 609.227 euros, soit une augmentation de 4,8 % par rapport à la moyenne de 2025. Pour les ménages qui souhaitent devenir propriétaires dans la capitale, ce niveau de prix représente un budget particulièrement élevé. À titre d’exemple, un apport personnel de 10 % sur un bien vendu au prix moyen bruxellois correspondrait à près de 60.923 euros, sans compter les frais liés à l’acquisition.
La Flandre arrive en deuxième position, avec un prix moyen de 398.182 euros pour une maison. La hausse y atteint 3,5 %, confirmant la progression des tarifs malgré une activité immobilière moins soutenue. En Wallonie, les maisons restent globalement plus abordables, avec une moyenne de 270.239 euros. La progression est également moins marquée, à 0,6 %. Les écarts entre les trois régions sont considérables. Acheter une maison à Bruxelles coûte en moyenne 338.988 euros de plus qu’en Wallonie. La différence entre Bruxelles et la Flandre atteint quant à elle 211.045 euros.

Le ralentissement du marché ne semble donc pas suffire à faire reculer les prix. Au troisième trimestre 2026, les transactions immobilières ont diminué de 2,2 % en Belgique par rapport à la même période de 2025. Les ventes ont notamment chuté de 5,1 % en Wallonie, contre 1,1 % en Flandre et seulement 0,1 % à Bruxelles. Selon Renaud Grégoire, porte-parole de notaire.be, la hausse des taux d’intérêt et les incertitudes économiques contribuent à freiner les achats. Les candidats acquéreurs doivent composer avec des crédits plus coûteux et des prix qui restent élevés.
Immobilier en Wallonie : le Brabant wallon affiche des prix plus de deux fois supérieurs au Hainaut
Si la Wallonie reste la région la moins chère à l’échelle nationale, les différences entre ses provinces sont particulièrement marquées. Le Brabant wallon conserve la première place des provinces wallonnes les plus chères, avec un prix moyen de 477.816 euros pour une maison. Les tarifs y ont encore progressé de 4,2 % par rapport à la moyenne annuelle de 2025. À l’opposé, le Hainaut reste la province la plus abordable, avec des maisons vendues en moyenne 215.339 euros. Il s’agit également de l’un des rares territoires où les prix enregistrent un léger recul, de 0,3 %.
Entre ces deux provinces, l’écart atteint 262.477 euros pour une maison, soit un prix moyen plus de deux fois supérieur dans le Brabant wallon. Les appartements présentent aussi des différences. En Wallonie, leur prix moyen atteint 216.239 euros, en hausse de 2 %. Dans le Hainaut, les acheteurs déboursent en moyenne 188.876 euros, ce qui en fait la province wallonne la moins chère pour ce type de logement. Cette évolution touche particulièrement les jeunes ménages qui souhaitent acheter leur premier bien.
Selon Fednot, les 26-30 ans représentent 21 % des acquéreurs de maisons et 15 % des acheteurs d’appartements en Belgique. Malgré la progression des prix, cette tranche d’âge reste donc la plus active sur le marché. L’âge moyen des acquéreurs atteint 38 ans pour une maison, contre 45 ans pour un appartement.









