Carburants : le coût énorme pour l’État belge d’une baisse de 25 centimes à la pompe

Le gouvernement fédéral belge évalue le coût d’une baisse des carburants alors que les prix à la pompe restent sous pression partout en Europe.

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Carburants : le coût énorme pour l’État belge d’une baisse de 25 centimes à la pompe. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Face à la hausse des prix du carburant, le gouvernement belge ne prévoit pas, à ce stade, de réduction directe à la pompe. Le Premier ministre Bart De Wever a rappelé que toute intervention publique aurait un coût important pour les finances de l’État.

Lors d’un débat à la Chambre, jeudi, le chef du gouvernement fédéral a évoqué le scénario d’une baisse de 25 centimes par litre pour le diesel et l’essence. Selon ses estimations, une telle mesure représenterait une dépense d’environ 200 millions d’euros par mois, soit plus de 2 milliards d’euros sur une année. Alors que plusieurs partis demandent une action face à la flambée des prix, Bart De Wever insiste sur la nécessité de trouver une compensation budgétaire. 

Une baisse du prix des carburants qui pèserait lourd sur le budget

La hausse des carburants est devenue un sujet de débat en Belgique, avec des demandes d’intervention venant de plusieurs formations politiques, dans l’opposition comme au sein de la majorité. Le PS, le PTB, Ecolo-Groen, le Vlaams Belang et les Engagés ont notamment demandé des mesures pour limiter l’effet de la hausse sur les automobilistes et les ménages.

Bart De Wever s’est montré ouvert aux propositions, tout en mettant en avant la question du financement. « Si nous voulions faire baisser le prix du diesel et de l’essence de 25 centimes par litre, cela coûterait à l’État environ 200 millions d’euros par mois, soit plus de 2 milliards pour une année. Donc pour réduire de quelques euros le prix d’un plein, il faut rapidement dépenser des centaines de millions d’euros par mois aux frais du contribuable », cité par RTL.

Le Premier ministre belge rappelle que le budget fédéral doit déjà composer avec plusieurs dépenses importantes. Selon lui, une intervention sur les carburants ne pourrait pas être décidée sans prévoir son financement. « Il va de soi que cet argent doit être récupéré quelque part », a-t-il expliqué. « Ceux qui veulent prendre des mesures doivent se rendre compte que chaque dépense doit être compensée par des recettes ». Le gouvernement renvoie donc le dossier aux discussions budgétaires fédérales, où seront examinées les différentes mesures possibles.

Bruxelles et Paris cherchent des solutions face aux tensions sur l’énergie

La question des prix de l’énergie dépasse les frontières belges. Le Premier ministre a également réagi à l’initiative du président français Emmanuel Macron, qui a sollicité la Commission européenne sur le sujet des carburants et du gaz. Bart De Wever a jugé « sensé » le courrier adressé par Emmanuel Macron à la présidente de la Commission européenne. Le président français demande notamment des ajustements pour renforcer les capacités d’importation et de production à court terme.

Parmi les pistes évoquées figure un assouplissement des règles européennes concernant certaines spécifications liées à la qualité des carburants. L’objectif serait d’élargir les possibilités d’approvisionnement dans un contexte de marché tendu. La Belgique suit donc attentivement les discussions européennes, alors que les prix à la pompe restent influencés par plusieurs facteurs internationaux, notamment les cours du pétrole et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

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