Absentéisme en Belgique : les travailleurs n’ont jamais été aussi présents au travail depuis 2020

Les travailleurs belges sont davantage présents au travail, portés par le recul de plusieurs formes d’absence observé dans les entreprises.

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Absentéisme en Belgique : les travailleurs n’ont jamais été aussi présents au travail depuis 2020. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Sur les heures qu’ils avaient à faire, les travailleurs belges ont en fait la quasi-totalité au premier semestre de l’année actuelle. Selon le baromètre de l’absentéisme publié par Acerta, le taux de présence atteint 86,71 %, son niveau le plus élevé depuis le début de la série en 2020.

Pour réaliser cette étude, Acerta s’est basée sur les données de près de 432.000 travailleurs issus d’environ 30.000 employeurs du secteur privé. Le précédent record remontait à 2024, avec un taux de présence de 85,61 %. Dans le détail, toutes les grandes formes d’absence ont reculé sur un an. Cela concerne les congés de maladie, mais aussi les vacances, le chômage technique ou économique, le crédit-temps ainsi que les interruptions de carrière.

Les arrêts maladie en tête des causes d’absence

Même si la présence au travail ne cesse de progresser, la maladie reste de loin le principal motif d’absence. En effet, les arrêts maladie représentent 7 % du temps de travail non presté, soit une baisse de 0,72 point de pourcentage par rapport à l’année précédente. Cependant, il est utile de préciser que les écarts restent marqués selon les secteurs. Dans le non-marchand, le taux d’absence pour maladie grimpe jusqu’à 8,94 %, bien au-dessus de la moyenne observée dans le privé.

 Catherine Langenaeken, experte chez Acerta, estime que cette tendance s’explique « notamment grâce aux efforts déployés par les employeurs pour lutter contre l’absentéisme pour cause de maladie », rapporte VRT. Outre les écarts entre les secteurs, la différence entre employés et ouvriers reste toute aussi visible. Dans le détail, les employés ont presté 87,19 % de leur temps de travail théorique, contre 85,99 % pour les ouvriers.

Enfin, la taille de l’entreprise joue également. Dans les structures de moins de 10 travailleurs, le taux de temps effectivement presté atteint 91,22 %, soit nettement plus que la moyenne nationale observée dans l’échantillon.

Le chômage temporaire à son plus bas niveau depuis 2020

Dans cette étude, le recul le plus spectaculaire concerne le chômage technique et économique. Les heures non prestées pour cette raison ne représentent plus que 0,58 % du temps de travail. À titre de comparaison, ce taux avait grimpé jusqu’à 8 % en 2020, au plus fort des perturbations liées à la pandémie de Covid-19. La différence montre à quel point la structure des absences a changé en quelques années.

Cette baisse du chômage temporaire contribue directement à la progression du taux de présence global. Elle intervient pourtant dans un contexte économique encore incertain pour de nombreuses entreprises. Catherine Langenaeken appelle d’ailleurs à garder un œil sur cette évolution : « La baisse du chômage économique et des autres formes de chômage temporaire en cette période d’incertitude économique reste toutefois à surveiller ».

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