Les syndicats du Service d’incendie et d’aide médicale urgente de Bruxelles (Siamu) annoncent une grève de 24 heures le 21 juillet. Le personnel opérationnel souhaite protester contre plusieurs décisions concernant les effectifs, l’organisation du service et les conditions de travail.
Un front commun syndical appelle les agents du Siamu à une action complète mardi 21 juillet. Le préavis prévoit que les membres du personnel qui choisissent de participer au mouvement restent à leur domicile dans l’attente d’une éventuelle réquisition officielle. Les syndicats précisent également qu’aucune obligation de répondre aux appels téléphoniques ne s’appliquera pendant la durée de l’action. Chaque agent reste néanmoins libre de reprendre son activité avant la fin des 24 heures prévues.
Des inquiétudes sur les effectifs et les moyens
Les organisations syndicales dénoncent plusieurs décisions prises ou envisagées par la direction et les autorités bruxelloises. Elles contestent notamment une baisse des effectifs de garde ainsi que la suppression de certains véhicules de secours. Les syndicats critiquent également des mutations obligatoires concernant des compagnies ou des postes avancés, qui auraient été décidées sans concertation suffisante.
Pour les représentants du personnel, ces changements risquent d’affecter l’organisation des interventions des pompiers et des équipes médicales d’urgence. Le projet régional visant à supprimer deux jours fériés spécifiques au personnel du Siamu figure aussi parmi les points de désaccord. Les syndicats s’opposent à la disparition des congés prévus les 2 et 15 novembre.
Comme le rapporte la presse belge, ils contestent également la mise en place d’un système d’évaluation annuelle, estimant qu’il pourrait générer une pression supplémentaire sur les agents.
Un conflit déjà marqué par une précédente grève
Le front commun syndical reproche aux autorités et à la direction un manque de suivi après plusieurs échanges précédents. En mai dernier, la direction du Siamu avait présenté un projet de réorganisation du service. Les pompiers avaient alors exprimé leur opposition, évoquant une réduction des effectifs et des moyens disponibles. Ils avaient demandé le recrutement de 200 pompiers supplémentaires afin de renforcer les équipes.
Les syndicats dénoncent aujourd’hui une absence de réponse suffisante à leurs revendications et estiment que le dialogue n’a pas permis de résoudre les désaccords. Cette mobilisation intervient après une précédente grève organisée par les pompiers bruxellois le 31 décembre dernier. Le personnel avait déjà dénoncé à cette occasion le manque d’effectifs et les difficultés rencontrées dans l’organisation du service.
Le mouvement prévu le 21 juillet pourrait donc perturber le fonctionnement habituel des secours dans la capitale, même si les modalités précises de continuité des interventions dépendront des dispositifs mis en place pendant la grève.








