Transport scolaire : De Lijn prévoit de supprimer plus de 200 lignes, quelles conséquences pour les écoles ?

De Lijn va supprimer plus de 200 lignes de bus scolaires dès septembre, une décision qui inquiète fortement les écoles spécialisées en Flandre.

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Transport des élèves : De Lijn prévoit de supprimer plus de 200 lignes, quelles conséquences pour les écoles ? Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

À partir de septembre, le quotidien de nombreux élèves de l’enseignement spécialisé en Flandre risque d’être bouleversé. De Lijn prévoit de supprimer ou regrouper plus de 200 lignes de bus scolaires, une décision qui inquiète fortement les écoles et les familles concernées.

Derrière cette réorganisation, il y a une volonté de revoir tout le système de transport scolaire. Selon plusieurs sources, environ 204 lignes seraient concernées, même si De Lijn n’a pas encore confirmé de chiffre définitif. Concrètement, cela veut dire moins de trajets directs et davantage de regroupements. Certains élèves ne seraient plus pris en charge à domicile, mais invités à rejoindre des points de ramassage communs.

Des enfants qui pourraient passer plus de temps sur la route

C’est l’un des points qui inquiète le plus les écoles. Aujourd’hui, un cadre prévoit que les trajets vers l’enseignement spécialisé ne dépassent pas 90 minutes. Avec la nouvelle organisation, cette limite pourrait être plus difficile à respecter dans certains cas. De Lijn assure pourtant que chaque élève aura toujours une solution pour se rendre à l’école. Mais dans les faits, cela pourrait vouloir dire des trajets plus longs, des correspondances, ou des changements de bus en cours de route.

Parmi les pistes envisagées, la création de points de ramassage centralisés revient souvent. Les élèves seraient regroupés à des endroits fixes dans les quartiers plutôt que récupérés individuellement à leur domicile. La société de transport évoque aussi, pour certains cas, l’utilisation des bus réguliers ou des trajets combinés avec d’autres moyens de transport. Mais ces solutions restent encore en discussion avec les écoles.

Cette réorganisation n’arrive pas par hasard. Elle s’inscrit dans un cadre budgétaire strict imposé à De Lijn pour la prochaine année scolaire. L’objectif est de contenir les dépenses liées au transport scolaire, qui dépassent actuellement les enveloppes prévues.

Des écoles qui tirent la sonnette d’alarme après la décision de De Lijn

Sur le terrain, les réactions sont très critiques. Plusieurs directions d’écoles spécialisées disent ne pas voir comment ce nouveau système pourrait fonctionner sans compliquer fortement la vie des élèves. Le point le plus sensible concerne les enfants les plus fragiles, notamment ceux avec un handicap mental ou des troubles du comportement, pour qui l’attente dans des lieux de regroupement pose déjà question.

Au-delà de la question logistique, c’est aussi une discussion plus large qui s’ouvre sur la place accordée à l’enseignement spécialisé et aux moyens qui lui sont consacrés. Les écoles demandent surtout une chose : de la stabilité et des solutions adaptées, sans que les élèves ne soient les premiers à subir les économies.

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