Le président du PS, Paul Magnette, met en garde contre l’impact des mesures actuelles du gouvernement sur le pouvoir d’achat. Selon lui, près de 100 décisions prises depuis l’arrivée au pouvoir touchent directement les salaires, les pensions et les primes des travailleurs, créant une situation inédite. Le parti lance une campagne en ligne pour informer les citoyens et proposer des alternatives concrètes.
Dans son intervention sur Face à Buxant, Paul Magnette a listé les mesures du gouvernement qui, selon lui, pénalisent les travailleurs et les retraités. « C’est du jamais vu, des sauts d’index, des attaques contre les pensions, des suppressions des primes de nuit, etc », a-t-il expliqué. Le PS met également en avant ses contre-propositions pour protéger le pouvoir d’achat tout en permettant de contenir le déficit. Selon le président du PS, il s’agit d’une situation inédite qui nécessite une vigilance particulière.

Déficit et dépenses publiques : un mauvais calcul pour les citoyens
Pour Paul Magnette, le gouvernement actuel creuse le déficit au détriment des ménages. « Sous le gouvernement précédent, avec les socialistes, on était à 3 %. C’est ce gouvernement-ci qui va faire doubler le déficit », a-t-il dénoncé. Il propose de réorienter les dépenses publiques, par exemple en augmentant les salaires de 1 % par an, ce qui générerait 4 milliards d’euros, ou en limitant certaines dépenses militaires et aides aux grandes entreprises, afin de soulager le budget des citoyens sans toucher à leur pouvoir d’achat.
L’emploi : un facteur clé pour le pouvoir d’achat
Le PS critique également l’absence de création d’emplois sous le gouvernement actuel. « Ils n’ont pas créé un seul emploi depuis que ce gouvernement existe. Sous le gouvernement précédent, avec Pierre-Yves Dermagne, avec les socialistes, on a créé 300 000 emplois en 4 ans », affirme Paul Magnette, rapporte RTL. Cette stagnation, combinée à la hausse du chômage en Wallonie, met une pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat des familles, notamment celles dont les revenus dépendent d’un emploi stable.
Retraites et métiers pénibles
Enfin, le PS plaide pour la possibilité pour les travailleurs ayant exercé des métiers pénibles de partir à la retraite avant 67 ans. Cette mesure vise à protéger le pouvoir d’achat des seniors tout en évitant qu’ils subissent des pertes de revenus en raison de conditions de travail difficiles prolongées. Selon Paul Magnette, la quasi-totalité des malades de longue durée sont des personnes de plus de 55 ans issues de métiers éprouvants.








