Ryanair menace à nouveau de réduire sa flotte en Belgique si la taxe aérienne augmente

Ryanair menace de réduire sa flotte à Charleroi si la taxe sur les billets d’avion augmente, prévenant un impact sur passagers et emplois.

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Ryanair menace à nouveau de réduire sa flotte en Belgique si la taxe aérienne augmente. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

Ryanair avertit une nouvelle fois les autorités belges que la hausse de la taxe sur les billets d’avion pourrait entraîner une réduction de ses activités dans le pays. La compagnie irlandaise conditionne le maintien et le développement de sa flotte à Charleroi et Zaventem à la suppression ou à la stabilisation de cette taxe.

Le gouvernement fédéral prévoit de doubler la taxe aérienne pour les vols de plus de 500 kilomètres, la faisant passer de 5 à 10 euros à partir de l’année prochaine. Si cette mesure est appliquée, Ryanair prévoit de retirer cinq de ses 19 avions basés à Charleroi dès la saison hivernale. Cette réduction entraînerait la suppression de vingt liaisons, dont 15 à Charleroi et cinq à Zaventem, et une perte estimée à deux millions de passagers par an.

Environ 150 emplois seraient également concernés, bien que les pilotes et membres d’équipage pourraient être relocalisés sur d’autres bases. Malgré ces menaces, Michael O’Leary, CEO de Ryanair, a insisté sur le fait que la fermeture complète de la base de Charleroi n’est pas envisagée, soulignant l’importance stratégique et historique de cet aéroport pour la compagnie. Selon lui, si la taxe n’est pas augmentée, aucun avion ne disparaîtra et les activités continueront normalement, rapporte RTL.

Des ambitions de croissance conditionnées

Ryanair souhaite développer son activité en Belgique et prévoit d’atteindre 16 millions de passagers d’ici 2030, avec une croissance potentielle à Charleroi, Zaventem et même Liège. Pour concrétiser ce plan, la compagnie demande la suppression de la taxe sur les billets et un assouplissement des réglementations sur les vols de nuit à Bruxelles.

Le CEO précise que la hausse de la taxe entraînerait automatiquement une réduction de la flotte à Charleroi, pouvant limiter la base à dix avions à long terme, tout en maintenant un niveau minimal d’opérations.

Ryanair subit une pression accrue sur les coûts

Outre la fiscalité, Ryanair fait face à la flambée des prix du kérosène, conséquence de la guerre au Moyen-Orient. La compagnie a sécurisé 80 % de son carburant jusqu’en mars prochain à 67 dollars le baril, alors que le prix actuel avoisine les 100 dollars. Michael O’Leary prévoit toutefois de maintenir des tarifs stables cet été, afin de ne pas freiner la demande malgré l’incertitude des consommateurs.

Selon lui, le marché européen du transport aérien sera bientôt dominé par quatre grands groupes, dont Ryanair, Lufthansa avec Brussels Airlines, Air France-KLM et IAG, maison mère de British Airways et Iberia.

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