La Stib, premier employeur de la Région bruxelloise avec 10.000 salariés, a annoncé un gel de tous ses recrutements pour l’année 2026. Cette décision, révélée dans le rapport annuel de l’entreprise publié mercredi, est liée à la situation budgétaire difficile de la Région de Bruxelles, qui a instauré un moratoire sur les embauches dans l’ensemble des services publics.
En 2025, ce gel ne concernait que le personnel non opérationnel, laissant la possibilité de recruter des techniciens, conducteurs et autres postes essentiels au fonctionnement du transport public. L’année prochaine, le moratoire s’étend à tous les postes, et les départs naturels – pensions, maladies ou mobilités internes – ne seront pas remplacés. Cette mesure marque donc un changement notable dans la gestion du personnel, puisque chaque départ entraînera une réduction effective des effectifs.
Maintien du service malgré les contraintes
Malgré cette limitation des recrutements, la Stib assure que l’offre de transport public sera maintenue. Les bus, trams et métros continueront à circuler selon les horaires habituels. « Pour l’instant, nous y parvenons, nous verrons comment la situation évoluera« , explique le porte-parole Laurent Vermeersch, rapporte VRT. L’entreprise se trouve ainsi dans une situation délicate : elle doit continuer à assurer un service public essentiel tout en gérant un personnel en diminution progressive.
Avant l’instauration du moratoire, la Stib recrutait chaque année plusieurs centaines de personnes, contribuant de manière significative à l’emploi dans la capitale. Avec ce gel, la société pourrait voir ses effectifs diminuer de façon continue, ce qui pourrait compromettre sa capacité à répondre aux besoins du transport public à long terme. Les postes laissés vacants ne seront pas remplacés, ce qui pourrait accentuer la charge de travail pour les équipes restantes.
La décision de la Stib illustre les tensions budgétaires régionales
Cette décision met en lumière les difficultés financières persistantes auxquelles sont confrontés les services publics bruxellois. La Stib, en tant que plus grand employeur de la Région, reflète l’impact direct des restrictions budgétaires sur le marché de l’emploi et sur le fonctionnement quotidien des institutions publiques.
La situation pose également la question de la pérennité du service public et de sa capacité à continuer à assurer la mobilité des habitants de Bruxelles, alors que les besoins en transport restent importants. Le futur de l’emploi et de l’organisation à la Stib dépendra des décisions budgétaires à venir et de la manière dont la Région pourra soutenir son principal service de transport public.








