Supermarchés : une caution sur les fruits et légumes bientôt en Belgique ?

Des supermarchés testent en Belgique des emballages consignés pour fruits et légumes, avec une caution et un retour en magasin.

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Supermarchés : une caution sur les fruits et légumes bientôt en Belgique ? Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

Un test inédit est lancé en Belgique autour des emballages consignés dans les supermarchés. Derrière cette initiative, une question concrète émerge pour les consommateurs : faudra-t-il bientôt payer une caution sur certains produits du quotidien ?

Depuis cette semaine, six enseignes majeures — Carrefour, Colruyt, Delhaize, Lidl, Aldi et Albert Heijn — expérimentent un nouveau système à Malines. L’objectif est d’introduire des emballages réutilisables et consignés pour les fruits et légumes. Le principe est simple. Le client paie une caution de 30 centimes lors de l’achat, puis récupère ce montant en rapportant l’emballage vide en magasin. Une borne dédiée permet de scanner le produit et de valider le retour.

Ce projet, baptisé REPASYS, marque une première : pour la première fois, l’ensemble des grandes chaînes de supermarchés belges participent à une initiative commune autour de la réutilisation des emballages.

Un premier test limité aux champignons

Dans cette phase initiale, seuls les champignons sont concernés. Ce choix n’est pas anodin. Leur durée de conservation courte favorise un retour rapide des emballages, ce qui facilite le fonctionnement du système. Les barquettes utilisées diffèrent des modèles classiques. Elles sont plus robustes, conçues pour être lavées et réutilisées plusieurs fois. Un QR code permet de suivre leur utilisation, de gérer la consigne et d’assurer le remboursement.

À terme, l’ambition est d’étendre ce modèle à d’autres produits du rayon fruits et légumes, voire à d’autres catégories.

Une nouvelle habitude dans les supermarchés

Le dispositif repose sur un changement de comportement. Comme pour les bouteilles consignées, les clients doivent désormais penser à rapporter leurs emballages. Le montant de 30 centimes a été choisi pour rester accessible tout en incitant au retour. L’un des aspects notables du projet réside dans sa flexibilité : un emballage peut être rendu dans n’importe quel magasin participant, indépendamment du lieu d’achat.

Cette organisation vise à simplifier le geste et à favoriser l’adoption du système.

Une réponse aux objectifs européens

Cette initiative s’inscrit dans un cadre réglementaire plus large. À partir du 1er janvier 2030, les emballages plastiques à usage unique seront interdits pour les fruits et légumes frais dans l’Union européenne. Dans ce contexte, la Belgique cherche à anticiper ces évolutions en testant des solutions à grande échelle. Le projet repose sur une coordination entre producteurs, distributeurs et acteurs du recyclage.

À ce stade, il s’agit d’une phase de test. Son extension dépendra des résultats observés, notamment en matière d’adhésion des consommateurs et de faisabilité logistique. Si l’expérience s’avère concluante, le modèle pourrait être étendu à d’autres produits et à l’ensemble du territoire. Pour les consommateurs, cela signifierait une évolution progressive des habitudes d’achat, avec l’introduction d’une caution sur certains emballages du quotidien. 

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