Santé : les demandes de remboursement pour ces médicaments explosent en Belgique

Les demandes de remboursement pour des médicaments spécifiques explosent en Belgique, entraînant une augmentation significative des dépenses publiques.

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Rappel produit : ce complément alimentaire vendu en Belgique ne doit surtout pas être consommé. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les demandes de remboursement pour des médicaments contre l’obésité, comme l’Ozempic et le Wegovy, ont explosé en Belgique ces dernières années. Cette augmentation pose des questions sur les implications économiques pour la santé publique.

L’assureur Vanbreda a révélé que le nombre de demandes de remboursement pour les médicaments amaigrissants a été multiplié par vingt entre janvier 2021 et août 2025. Cette croissance concerne principalement les femmes, mais les hommes représentent désormais 35 % des demandes. Par ailleurs, l’âge des consommateurs est de plus en plus jeune. En 2021, un tiers des utilisateurs étaient âgés de plus de 60 ans, tandis que ce groupe représente désormais seulement 20 % des utilisateurs à la mi-2025.

La part des 21-40 ans a doublé, passant de 10 % à 20 %, rapporte RTL Info. Cette tendance s’observe notamment pour des médicaments comme Ozempic, Rybelsus, Mounjaro, et Wegovy, qui sont de plus en plus prescrits pour lutter contre l’obésité. Bien que la majorité des demandes concernent des femmes, l’utilisation de ces traitements semble de plus en plus répandue parmi les jeunes adultes.

Les causes derrière cette explosion des demandes de remboursement pour ces médicaments

L’impact de cette hausse est majeur pour l’Inami, l’instance qui rembourse ces traitements en Belgique. Selon des données publiées par De Tijd, l’Inami a dépensé près de 76 millions d’euros en 2024 pour des médicaments à base de sémaglutide, un principe actif présent dans certains des traitements les plus prescrits. Cela représente trois fois plus qu’en 2021, une augmentation significative des dépenses publiques. L’augmentation des prescriptions de médicaments contre l’obésité peut être expliquée par plusieurs facteurs.

D’abord, l’augmentation de la prévalence de l’obésité dans la population belge, qui touche de plus en plus de jeunes adultes. Ensuite, l’acceptation croissante de ces traitements, qui étaient autrefois stigmatisés, et le développement de solutions efficaces contre l’obésité qui incitent de plus en plus de personnes à se tourner vers des médicaments. Enfin, les publicités et les campagnes médiatiques sur ces médicaments ont sans doute renforcé la perception de leur efficacité, contribuant à cette croissance des demandes.

Un défi pour les finances publiques

Si ces traitements ont un impact positif sur la santé des individus, leur coût croissant représente un défi majeur pour les finances publiques. Les autorités devront trouver un équilibre entre l’accès à ces traitements pour ceux qui en ont besoin et la gestion des dépenses publiques de santé. La question de l’accessibilité des traitements pour une large population tout en maîtrisant les coûts reste un enjeu crucial pour les années à venir.

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