Chômage : 18 000 Wallons risquent de se retrouver sans rien d’ici fin 2025

La réforme du chômage en Wallonie suscite inquiétude et incompréhension, car de nombreux bénéficiaires risquent de se retrouver sans aide d’ici fin 2025.

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Chômage : 18 000 Wallons risquent de se retrouver sans rien d'ici fin 2025. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Une réforme inédite touche plus de 18 000 Wallons, qui perdront progressivement leurs droits aux allocations de chômage. Alors que cette mesure s’applique dès le 31 décembre 2025, elle suscite une grande inquiétude parmi les bénéficiaires. Pour beaucoup, la perte de cette aide marque un tournant difficile, particulièrement pour ceux qui n’ont pas d’autres sources de revenus.

Les premiers courriers d’avertissement sont arrivés dans les boîtes aux lettres, annonçant la fin du droit aux allocations chômage pour de nombreux Wallons. Cette réforme vise à réduire le nombre de bénéficiaires de longue durée, une mesure qui concerne principalement ceux qui sont sans emploi depuis plus de 8 ans. Selon le ministre wallon en charge de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet, cette première vague d’avertissements touche environ 18 700 personnes, et d’autres courriers suivront dans les prochains mois.

Frustration et incompréhension face à la réforme du chômage

Frédéric, un des concernés, raconte à RTL Info sa dévastation après avoir ouvert son courrier : « Quand on voit ça le matin, ça commence mal. » Comme lui, beaucoup se retrouvent dans une situation de précarité et craignent de se retrouver sans rien. Certains bénéficient d’emplois à temps partiel mais ceux-ci ne suffisent pas à compenser la perte des allocations. Dina, 57 ans, travaille en tant que surveillante, mais son statut n’est pas reconnu comme un emploi suffisant pour maintenir ses droits.

Cette réforme affecte également des aspects vitaux de la vie quotidienne, comme l’assurance maladie et les allocations familiales. De plus, six demandeurs sur dix n’ont qu’un diplôme de l’enseignement secondaire inférieur, ce qui complique leur réinsertion sur le marché du travail.

Des efforts nécessaires pour la réinsertion professionnelle

Les services d’accompagnement, comme le Forem, devront intensifier leurs efforts pour aider ces personnes à retrouver un emploi. Toutefois, pour beaucoup, cette transition vers un travail stable semble un défi insurmontable, exacerbant la frustration et l’incompréhension.

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