Le gouvernement belge envisage de réduire le déficit à 3% d’ici 2030, mais cette échéance suscite des réactions. Maxime Prévot, leader des centristes, estime que cet objectif est trop ambitieux. Il plaide pour un délai prolongé jusqu’en 2032 pour éviter des conséquences économiques négatives.
Le ministre Maxime Prévot, leader des centristes francophones, a exprimé ses inquiétudes quant à l’objectif du gouvernement fédéral de réduire le déficit à 3% d’ici 2030. Selon lui, cet objectif imposerait un effort budgétaire trop important, notamment pour les finances publiques. Il craint que la réduction rapide de 18 milliards d’euros d’ici 2030 mette en péril la compétitivité des entreprises et réduise le pouvoir d’achat des citoyens, rapporte la RTBF.
Une mesure trop contraignante
Pour Prévot, un tel objectif serait difficilement soutenable sur le long terme. Il estime qu’il imposerait des réductions brutales dans certains secteurs et risquerait de nuire à l’économie. Il souligne que la réduction du déficit de manière aussi rapide pourrait entraîner un ralentissement de la croissance économique, en raison de l’impact direct sur la consommation et les investissements.
Prolonger la réduction du déficit jusqu’en 2032 : une solution envisageable ?
Dans sa proposition, Maxime Prévot plaide pour un délai prolongé jusqu’en 2032 afin d’alléger la pression budgétaire sur l’économie. En prolongeant cet objectif, il espère permettre un ajustement plus progressif et éviter des coupures trop brutales. Selon lui, cette approche offrirait plus de flexibilité et permettrait de maintenir la compétitivité des entreprises tout en préservant les moyens de consommation pour les citoyens.
Prévot a également évoqué la possibilité d’augmenter les recettes de l’État en recourant à des solutions alternatives, comme l’emprunt public, tout en restant prudent sur les dépenses. Il a insisté sur la nécessité d’optimiser les ressources disponibles sans nuire aux services essentiels et aux politiques sociales.
Le gouvernement fédéral se trouve face à un dilemme : atteindre l’objectif de déficit de 3% d’ici 2030, ou adopter une approche plus progressive pour assainir les finances publiques tout en soutenant l’économie. Maxime Prévot appelle à un compromis pour équilibrer les efforts d’assainissement et la croissance économique, soulignant que la flexibilité est essentielle pour réussir cette transition sans nuire à la stabilité sociale et économique du pays.








