Budget : la Belgique obtient un sursis jusqu’en 2029 pour redresser ses finances

La Belgique bénéficiera de sept ans pour réduire son déficit sous 3 % du PIB, grâce à un plan validé par la Commission européenne, assorti de réformes et de contraintes sur les dépenses.

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Budget belge : 7 ans pour redresser la barre, un délai historique accordé par la Commission européenne à Bruxelles : Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

La Belgique a obtenu l’accord de la Commission européenne pour un plan d’assainissement budgétaire étalé sur sept ans, au lieu de quatre initialement prévus. Ce plan vise à ramener le déficit public en dessous du seuil de 3 % du PIB d’ici 2029. 

Cette prolongation répond à une demande du gouvernement belge, qui s’engage à mettre en œuvre un programme de réformes et d’investissements sérieux. L’approbation européenne marque une étape importante dans la gestion des finances publiques du pays.

Un plan budgétaire pluriannuel encadré par des règles strictes

La Belgique, soumise à une procédure pour déficit excessif ouverte par la Commission européenne l’an dernier, devait présenter un plan pluriannuel afin de réduire ses déficits. La Commission a validé le plan proposé par le gouvernement De Wever, qui prévoit un assainissement budgétaire sur sept ans. Cette période plus longue laisse davantage de temps pour contenir la croissance des dépenses nettes, tout en maintenant des objectifs stricts.

Pour 2024, les dépenses publiques pourront augmenter de 3,6 %, un plafond plus élevé en raison du renouvellement récent du gouvernement fédéral. Les années suivantes imposent des limites plus serrées : +2,5 % en 2026 et 2027, puis +2,1 % en 2028 et 2029, rapporte Le Soir. Cette maîtrise progressive des dépenses doit permettre de ramener le déficit sous la barre des 3 % d’ici 2029, alors que la date initiale fixée était 2027.

Le déficit belge a atteint 4,5 % du PIB en 2024. Selon la procédure européenne, le pays doit réduire son déficit d’au moins 0,5 point de pourcentage chaque année jusqu’au retour sous le seuil des 3 %. Bien que cet objectif ne soit pas atteint cette année, la trajectoire prévoit une accélération de la réduction dans les années suivantes. La Belgique devra présenter un nouveau projet de budget pour 2026 avant le 15 octobre, détaillant les mesures permettant de respecter ces objectifs, et rendre compte de ses progrès tous les six mois.

Réformes et investissements au cœur de la stratégie belge

L’acceptation par la Commission européenne de ce plan plus souple est conditionnée à la mise en œuvre de réformes jugées « crédibles, nécessaires et réalistes » par le ministre fédéral du Budget, Vincent Van Peteghem. Ces réformes portent sur les pensions, le marché du travail et la fiscalité. Le gouvernement De Wever mise sur ces changements pour renforcer la soutenabilité financière à moyen terme.

En parallèle, le plan intègre un volet d’investissements ciblés, conformément aux exigences européennes qui lient flexibilité budgétaire à un programme de réformes et d’investissement. Ces mesures doivent favoriser la croissance économique et soutenir la transition énergétique, contribuant ainsi à un développement durable.

La réussite de ce plan dépendra de la capacité du gouvernement à concrétiser les réformes et à respecter les plafonds de dépenses. Le ministre Van Peteghem a insisté sur la nécessité que chaque mesure atteigne ses objectifs budgétaires. Le suivi semestriel imposé par la Commission européenne renforcera la pression pour une application rigoureuse.

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