En France, la règle est désormais très claire et elle est confirmée par les textes récents et les informations officielles mises à jour en 2025–2026 : une personne ne peut détenir qu’un seul Livret A, et cette interdiction s’étend à la plupart des livrets réglementés, avec un renforcement important des contrôles prévu en 2027.
Depuis plusieurs années déjà, l’ouverture d’un Livret A est automatiquement vérifiée grâce au fichier FICOBA, géré par la DGFiP. Ce fichier permet aux banques de s’assurer qu’un client ne possède pas déjà ce produit ailleurs. Cette vérification existe depuis 2013 et vise à empêcher les doublons entre établissements bancaires.
Mais à partir du 1er juillet 2027, le dispositif va devenir plus strict encore. Les banques devront contrôler systématiquement l’ensemble des produits d’épargne réglementée avant toute ouverture, afin d’éviter qu’un client puisse cumuler plusieurs livrets de même catégorie entre différentes banques.
Dans ce contexte de durcissement général, une exception très particulière continue néanmoins d’exister au Crédit Mutuel, rappelle Moneyvox.
Le cas unique du Livret Bleu
Le Livret Bleu est le livret d’épargne réglementée distribué par le Crédit Mutuel. Il est strictement équivalent au Livret A en termes de fonctionnement : même plafond de 22 950 euros hors intérêts, même liquidité totale, même rémunération fixée par l’État et même fiscalité nulle. En pratique, il s’agit du « Livret A du Crédit Mutuel », avec une différence uniquement de nom et de réseau de distribution.

Cependant, une règle historique permet encore un cas de double détention : certaines personnes peuvent conserver simultanément un Livret A et un Livret Bleu, mais uniquement si les deux produits ont été ouverts avant le 1er septembre 1979.
Cette exception est explicitement rappelée par l’administration : « La seule exception à ce principe de monodétention concerne la détention simultanée d’un livret A et d’un livret bleu ouverts tous les deux avant le 1er septembre 1979 ».
Cela signifie que seuls des clients très anciens, ayant ouvert leurs comptes avant cette date précise, peuvent continuer à bénéficier de ce cumul. Toute modification du contrat entraîne toutefois la perte de cet avantage. En cas de transfert, clôture ou réouverture, le droit à détenir les deux livrets disparaît et le client retombe dans le droit commun.
Dans les faits, cette situation est devenue extrêmement rare en 2026. La majorité des détenteurs potentiels ont soit clôturé leurs anciens livrets, soit ne remplissent plus les conditions historiques strictes.
Ce mécanisme illustre un point important du système d’épargne réglementée français : malgré un encadrement de plus en plus automatisé et strict, certaines exceptions anciennes subsistent encore, mais elles sont limitées à des cas patrimoniaux historiques très spécifiques et non reproductibles aujourd’hui








