Pour répondre aux préoccupations liées au pouvoir d’achat des Français, une hausse du Smic pourrait intervenir avant le début de l’année prochaine. En effet, Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a confirmé que cette possibilité faisait partie des discussions.
Interrogé samedi 24 octobre 2026 sur France Info, le ministre de l’Économie Roland Lescure a ainsi indiqué que le calendrier de revalorisation du salaire minimum pouvait être discuté. Avec une hausse des prix qui devient de plus en plus lourde à supporter pour de nombreux ménages, le gouvernement examine différentes pistes qui pourraient soulager les salariés aux revenus modestes.
« Si l’inflation se poursuit (…) évidemment le Smic poursuivra son augmentation », a déclaré Roland Lescure, cité par BFM. Le ministre a également précisé que le calendrier de cette revalorisation serait examiné avec les partenaires sociaux. Une augmentation avant la date habituelle du 1er janvier 2027 fait donc partie des hypothèses, sans constituer une annonce officielle.
Alors que les mobilisations sociales autour du pouvoir d’achat s’enchaînent, le gouvernement est donc dos au mur et doit impérativement trouver des solutions. Selon des sources syndicales, le gouvernement envisagerait d’anticiper la prochaine revalorisation pour répondre aux inquiétudes des salariés. Dans le cadre de ces discussions, il faudra surtout déterminer si une intervention avant janvier est nécessaire et selon quelles modalités.
Pour rappel, le Smic avait déjà augmenté de 2,41 % le 1er juin 2026, en raison de l’évolution de l’inflation. Contrairement à la majorité des autres rémunérations, le salaire minimum bénéficie d’un mécanisme légal de revalorisation lié à la hausse des prix.
Pourquoi une nouvelle hausse du Smic divise ?
Pour les salariés concernés, une augmentation anticipée du Smic se traduirait donc par une hausse plus rapide de leur rémunération minimale. Alors que la hausse des prix de l’énergie booste l’inflation, cette évolution du Smic pourrait soulager certains budgets. Cependant, il est utile de préciser que son effet dépendrait du montant en plus que toucheront les salariés concernés.
Du côté des employeurs, cette possibilité ne fait absolument pas l’unanimité. Patrick Martin, président du Medef, a critiqué vendredi l’hypothèse d’une revalorisation destinée, selon ses termes, à « acheter la paix sociale ». Le numéro 1 du Medef redoute que cette décision entraîne des dépenses supplémentaires pour les entreprises, notamment celles où le nombre de salariés payés au Smic est conséquent.
Le représentant patronal souligne également que cette éventuelle hausse pourrait s’ajouter à la réduction des allègements de cotisations patronales prévue dans le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027. Selon lui, l’accumulation de ces changements risquerait de compliquer la gestion financière des entreprises et leurs décisions en matière d'emploi.
Le débat porte donc sur deux objectifs, le premier consiste à préserver le pouvoir d’achat des salariés, le second vise à limiter la hausse du coût du travail. Les organisations syndicales et patronales devront être associées aux discussions avant qu’un éventuel nouveau calendrier soit arrêté. Pour l’heure, aucun taux de revalorisation anticipée n’a été communiqué par le gouvernement.








