L’inflation repart à la hausse en France. Selon les résultats provisoires publiés par l’Insee ce vendredi 31 juillet, les prix à la consommation ont augmenté de 2,1 % sur un an en juillet, contre 1,8 % en juin. Cette accélération est principalement liée à la progression des prix des services et de l’énergie, notamment du gaz et des produits pétroliers.
Cette estimation marque le retour de l’inflation au-dessus du seuil des 2 %, après un mois de juin où la hausse des prix avait ralenti. Parallèlement, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour comparer les niveaux d’inflation entre les pays de la zone euro, atteint 2,4 % sur un an, contre 2,0 % en juin.
Les services et l’énergie tirent les prix vers le haut
« Cette hausse de l’inflation s’expliquerait par l’accélération des prix des services, notamment ceux des services d’hébergement et des services de communication, et par celle des prix de l’énergie, tirée par la hausse des prix du gaz et des produits pétroliers », indique l’Insee dans son rapport.
La période estivale contribue traditionnellement à une hausse de certains services, en particulier l’hébergement touristique. Les vacances d’été stimulent la demande et entraînent souvent une augmentation des tarifs des hôtels, résidences de tourisme ou locations saisonnières. Les services de communication figurent également parmi les postes ayant participé à cette accélération.
Du côté de l’énergie, les tensions sur les marchés internationaux continuent d’influencer les prix. Le renchérissement du gaz et des produits pétroliers intervient dans un contexte géopolitique toujours marqué par les incertitudes au Moyen-Orient, qui alimentent la volatilité des cours du pétrole. Cette évolution s’est répercutée sur les prix des carburants, certains dépassant de nouveau les 2 euros le litre dans certaines stations-service françaises.
En revanche, les prix de l’alimentation évolueraient « à un rythme similaire au mois précédent », ce qui signifie qu’ils ne constituent pas le principal moteur de la reprise de l’inflation en juillet.

Quelles conséquences pour les ménages ?
Même si une inflation de 2,1 % reste très inférieure aux niveaux observés lors du pic inflationniste de 2022 et 2023, elle traduit une nouvelle érosion du pouvoir d’achat des ménages. Les dépenses contraintes, notamment l’énergie et certains services, représentent une part importante du budget de nombreux foyers.
Les chiffres publiés ce 31 juillet sont toutefois provisoires. Comme le rappelle l’Insee, ils reposent sur un échantillon restreint d’observations et pourront être ajustés lors de la publication des résultats définitifs, prévue le 14 août 2026.
L’IPCH, qui ressort à 2,4 %, constitue par ailleurs l’indicateur suivi par la Banque centrale européenne pour comparer l’évolution des prix entre les États membres. Son niveau est supérieur à celui de l’indice national en raison de différences méthodologiques, notamment dans la prise en compte de certaines dépenses de santé.
Cette nouvelle accélération de l’inflation sera suivie de près dans les prochaines semaines, alors que les prix de l’énergie demeurent particulièrement sensibles à l’évolution des marchés mondiaux. Pour les consommateurs, elle rappelle que le coût de nombreux biens et services continue d’augmenter, même si le rythme de cette hausse reste bien inférieur à celui observé lors des précédents épisodes inflationnistes








