Le Compte épargne logement (CEL) évolue à partir du 1er août dans le cadre de la nouvelle grille des taux de l’épargne réglementée. Ce produit, souvent moins connu que le Livret A ou le Livret d’épargne populaire (LEP), permet à ses détenteurs de faire fructifier une épargne disponible tout en obtenant, sous conditions, des droits à un prêt immobilier ou à un crédit travaux.
La rémunération du CEL est directement liée au taux du Livret A. Selon la réglementation en vigueur, « le taux des comptes d’épargne logement est égal aux deux tiers du taux des livrets A, arrondi au quart de point le plus proche ou à défaut au quart de point supérieur ». Cette formule entraîne une nouvelle rémunération du CEL à compter du 1er août 2026.
Le nouveau taux brut du Compte épargne logement est fixé à 1,25 %, contre 1 % auparavant. Cette évolution intervient alors que le taux du Livret A s’établit à 1,7 %, ce qui correspond à l’application de la formule réglementaire après arrondi. L’arrêté publié le 28 juillet 2026 confirme cette nouvelle rémunération applicable aux CEL.

Une rémunération de 1,25 % mais une fiscalité à prendre en compte
Contrairement au Livret A, au Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ou au LEP, les intérêts du CEL ne sont pas totalement exonérés d’impôt. Pour les comptes ouverts depuis 2018, les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), également appelé « flat tax », au taux de 30 %.
Cette fiscalité comprend 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Avec un taux brut porté à 1,25 %, le rendement réel du CEL ressort donc à environ 0,88 % net après application du PFU. Pour les contribuables non imposables qui optent pour le barème de l’impôt sur le revenu lors de leur déclaration, le rendement peut atteindre environ 1,09 %, après prise en compte des seuls prélèvements sociaux.
Le CEL reste un placement accessible. Il faut déposer au minimum 300 euros pour l’ouvrir. Son plafond de dépôts est fixé à 15 300 euros, hors capitalisation des intérêts. Les sommes déposées restent disponibles, puisque le titulaire peut effectuer des retraits et des versements selon les règles prévues par le fonctionnement du compte.
Le CEL conserve également son avantage historique. Il permet d’obtenir des droits à un prêt épargne logement. Ce crédit peut financer l’achat ou la construction d’un logement, mais aussi certains travaux dans une résidence principale. Le montant maximal du prêt est fixé à 23 000 euros.
Un taux de prêt CEL qui dépend de l’épargne accumulée
Le taux du prêt associé au CEL n’est pas identique pour tous les épargnants. Il dépend notamment des intérêts acquis au fil du temps et des périodes pendant lesquelles l’argent a été placé.
Pour les nouveaux droits acquis grâce aux intérêts générés à partir du 1er août 2026, le calcul repose sur le taux de rémunération du CEL auquel s’ajoute une commission de 1,5 %. Avec une rémunération fixée à 1,25 %, le taux théorique correspondant aux nouveaux droits atteint donc 2,75 %. « un prêt immobilier à un taux qui est égal au taux de rémunération des dépôts sur le compte plus une commission de 1,5% ».
Cependant, le taux final auquel un titulaire peut prétendre dépend de l’ensemble des intérêts accumulés sur son CEL et de l’historique du compte. La banque est donc l’interlocuteur permettant de connaître précisément les droits disponibles.
Pour bénéficier d’un prêt CEL, il faut notamment disposer d’un compte suffisamment ancien. La durée minimale d’épargne requise est généralement de 18 mois, sous réserve de l’accord de la banque et de l’étude du dossier de crédit. La durée du prêt peut aller de 2 à 15 ans.
Avec un plafond d’épargne fixé à 15 300 euros et un prêt limité à 23 000 euros, le CEL reste principalement un produit destiné aux personnes souhaitant conserver une épargne disponible tout en préparant éventuellement un projet immobilier ou des travaux. Son intérêt dépend toutefois de la comparaison avec les autres placements réglementés et de la fiscalité applicable aux intérêts








