Aide à domicile, Ehpad… le secteur social et médico-social non lucratif réclame 7 milliards d’euros supplémentaires

Le secteur social et médico-social non lucratif, incluant aides à domicile et Ehpad, a besoin de sept milliards d’euros supplémentaires.

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Secteur social
Aide à domicile, Ehpad… le secteur social et médico-social non lucratif réclame 7 milliards d’euros supplémentaires. - Crédit : Canva | Econostrum.info

Le secteur social et médico-social à but non lucratif, comprenant l’aide à domicile, les Ehpad, les établissements pour personnes handicapées et les foyers de réinsertion, a besoin de sept milliards d’euros de financement public supplémentaire pour maintenir ses activités, selon une étude publiée vendredi.

L’Union des employeurs de l’économie solidaire (Udes), la CFDT et l’Uniopss ont commandé cette étude au cabinet Syndex afin d’évaluer les besoins financiers pour stabiliser les associations et améliorer les rémunérations des salariés. Selon Syndex, la rémunération nette moyenne des salariés de l’aide à domicile est de 1 840 euros par mois à temps plein, contre 2 780 euros dans le secteur privé, soit un écart de 33 %. Les professionnels du médico-social ayant bénéficié du Ségur perçoivent 2 284 euros, soit 18 % de moins que la moyenne nationale. Le secteur emploie 1,26 million de personnes, dont une grande partie est concernée par ce niveau de rémunération.

Aide à domicile, Ehpad… le secteur social et médico-social non lucratif réclame 7 milliards d’euros supplémentairesPin

Benjamin Vitel, responsable de la CFDT santé-sociaux, a indiqué que « le statu quo n’est plus possible » et a rappelé que certains acteurs étaient en redressement judiciaire, comme l’œuvre de la Croix Saint-Simon à Paris, ou avaient lancé des plans sociaux, citant le Secours catholique et l’Association des paralysés de France.

Hugues Pollastro, directeur général de l’Udes, a ajouté : « Nous ne savons pas combien de temps nous allons pouvoir tenir » avec les niveaux de financement actuels. Il a précisé que « pour la première fois, on commence à voir des signes de recul de l’emploi dans l’aide à domicile ».

Des conditions de travail dans le secteur social jugées insuffisantes

Daniel Goldberg, président de l’Uniopss, a déclaré que « dans nos associations, nous avons des salariés qui n’arrivent plus à vivre de leur travail, des professionnels de l’accompagnement qui dorment dans leur voiture pour éviter des déplacements qui coûtent trop cher ».

Syndex estime que le secteur social a besoin de 13 milliards d’euros en brut par an pour compenser le décrochage du pouvoir d’achat des salariés, ce qui représente environ trois milliards d’euros en net, compte tenu des cotisations et impôts payés par les employeurs. L’étude indique également que sept milliards d’euros supplémentaires en brut sont nécessaires pour rétablir l’excédent brut d’exploitation des associations, correspondant à environ quatre milliards d’euros en net, afin de garantir la pérennité des établissements et le renouvellement des équipements.

Les organisations soulignent que ces financements supplémentaires sont nécessaires pour rendre les métiers du secteur social et médico-social plus attractifs et pour éviter une détérioration progressive de l’emploi et de la qualité des services aux bénéficiaires.

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