Le dispositif MaPrimeRénov’, lancé en 2020 pour soutenir les travaux de rénovation énergétique, connaît plusieurs changements en 2026. Il a permis jusqu’à présent de financer les rénovations de plus de 2,5 millions de ménages, dont près de 350 000 rénovations qualifiées d’ampleur.
Le guichet MaPrimeRénov’ a rouvert fin février 2026 avec un budget de 3,6 milliards d’euros et un objectif de 120 000 rénovations d’ampleur et 150 000 rénovations par geste pour l’année. Le dispositif se divise en deux volets principaux pour les particuliers : MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur et MaPrimeRénov’ par geste. Il existe également une branche dédiée aux collectivités, MaPrimeRénov’ Copropriété. L’aide est versée après la fin des travaux pour le logement concerné.
MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur
Cette aide concerne les rénovations permettant un gain d’au moins deux classes énergétiques selon le diagnostic de performance énergétique (DPE). Les logements éligibles doivent être classés E, F ou G. Le montant de l’aide varie en fonction des revenus du ménage, allant de MaPrimeRénov’ Bleu pour les revenus très modestes à MaPrimeRénov’ Rose pour les revenus supérieurs. Pour qu’une rénovation soit considérée comme d’ampleur, au moins deux gestes d’isolation doivent être réalisés.
Un rendez-vous avec un conseiller France Rénov’ est obligatoire avant le dépôt de la demande d’aide. Selon le gouvernement, « dès le 1er septembre 2026, les aides à la rénovation d’ampleur seront conditionnées à un changement de chaudière si cette dernière utilisait des énergies fossiles ». Les systèmes concernés devront être remplacés par une pompe à chaleur ou un système de géothermie. Le ministère de la Ville et du Logement précise que seules 10 % des rénovations d’ampleur conservaient jusque-là un mode de chauffage fossile.
L’aide à la renovation par geste
Ce volet finance un ou plusieurs travaux ciblés pour améliorer progressivement le logement. Contrairement au programme d’ampleur, il n’impose pas de conditions liées à la note DPE. Le montant de l’aide dépend de la catégorie de revenus du ménage. En 2026, certains travaux mono-gestes ne sont plus éligibles, notamment l’isolation des murs et l’installation de chaudières biomasse à alimentation manuelle ou automatique.
Pour bénéficier de l’aide, les travaux doivent être réalisés par un professionnel labellisé RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Il est nécessaire d’établir un devis et de déposer le dossier avant le début des travaux. Le recours à un conseiller France Rénov’ est recommandé pour accompagner le parcours, mais il n’est pas obligatoire.
Le dispositif a été suspendu en janvier 2026 en raison de l’absence d’accord sur la loi de finances, avant sa réouverture en février. L’aide continue de viser la rénovation énergétique du parc immobilier et l’allègement des factures pour les ménages. Les deux volets restent ouverts à tous les profils, avec des conditions adaptées au niveau de revenus et aux types de travaux prévus.
Orienter les rénovations vers des solutions énergétiques décarbonées
MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur et celle par geste permettent aux particuliers de planifier leurs travaux en tenant compte des nouvelles conditions d’éligibilité. Les ménages peuvent consulter les barèmes de ressources et les critères des travaux sur le site officiel ou auprès des conseillers France Rénov’ pour s’assurer de la conformité de leur demande.
Les changements de 2026 visent notamment à orienter les rénovations vers des solutions énergétiques décarbonées et à sécuriser le parcours des bénéficiaires avec un accompagnement obligatoire pour les rénovations d’ampleur. Le dispositif conserve son rôle de soutien aux ménages dans la transition énergétique et s’adapte aux priorités du gouvernement en matière d’efficacité énergétique.








