Pouvoir d’achat : une nouvelle hausse des prix attendue dans les prochains mois

Le pouvoir d’achat des Français devra faire face à une inflation persistante, avec des hausses de prix attendues dans plusieurs secteurs clés

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Pouvoir d'achat
Pouvoir d'achat : une nouvelle hausse des prix attendue dans les prochains mois.- Crédit : Canva | Econostrum.info

Le pouvoir d’achat des français est impacté par la guerre au Moyen-Orient.   L’inflation a dépassé les 2 % en France au mois d’avril 2026, dans un contexte de hausse des coûts liés au transport, à l’énergie et aux emballages.

Cette évolution alimente des anticipations de nouvelles augmentations de prix dans les prochains mois, notamment dans les produits de consommation courante. Invité sur RTL , Grégory Caret, directeur de l’observatoire de la consommation de Que Choisir Ensemble, a détaillé les tendances attendues. Il déclare : « C’est malheureusement inéluctable ».

Il précise : « Cela ne se produira pas dès demain, mais ça devrait arriver dans les mois à venir. On risque de se retrouver dans la même situation qu’en 2022, sans toutefois atteindre la même ampleur. À l’époque, les prix avaient augmenté de 20 à 25% en 18 mois. Là, cette hausse devrait être plus modérée. Le problème, c’est que l’on part déjà d’un niveau de prix élevé ».

Les hausses observées et anticipées s’inscrivent dans une dynamique où plusieurs facteurs de coûts continuent d’évoluer impact le pouvoir d’achat des français. Les industriels de l’agroalimentaire, confrontés à des dépenses accrues, ajustent progressivement leurs tarifs, ce qui se répercute ensuite dans les circuits de distribution.

Le pouvoir d’achat impacté par des hausses différenciées selon les produits 

Le directeur de l’observatoire der Que Choisir Ensemble précise que tous les produits ne sont pas concernés de manière simultanée ni avec la même intensité. Il indique : « Si l’on se réfère à 2022, ajoute-t-il, tous les rayons avaient été touchés, mais pas de la même ampleur ni dans les mêmes délais. Les premiers rayons concernés étaient les produits à rotation rapide et ceux fortement dépendants des coûts de l’énergie, comme les produits laitiers ».

Il évoque également les positions des différents acteurs économiques. Les industriels, citant notamment Lactalis et Danone, sont à l’origine des premières hausses envisagées. De leur côté, les enseignes de la grande distribution ajustent leur politique tarifaire. Il déclare : « Aujourd’hui, les professionnels du secteur nous préparent à de nouvelles hausses. Pour l’instant, ce sont surtout les industriels – Lactalis, Danone, etc. Il y a également la grande distribution, qui va essayer de temporiser, parce qu’elle ne souhaite pas que les gens désertent ses rayons ».

La question des carburants est également abordée. Selon Grégory Caret, les comportements de consommation évoluent face à la hausse des prix. Il affirme : « Beaucoup de Français ont freiné l’usage de l’automobile, ce qui engendre un recul de la consommation, donc de la croissance et des recettes de l’État. Donc l’État n’est pas gagnant ». Il ajoute qu’une « intervention de l’État pourrait se justifier » dans ce contexte.

Ces éléments traduisent une évolution progressive des prix dans plusieurs secteurs, avec des effets différenciés sur le pouvoir d’achat selon les produits, les acteurs économiques et les comportements des consommateurs.

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