Un sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV met en évidence des changements dans les projets de vacances des Français en raison de l’augmentation des prix des carburants.
L’enquête, publiée le 13 mai, indique que la hausse des tarifs à la pompe a un impact direct sur les comportements de départ pendant la période estivale. Selon les résultats du sondage, 63 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà modifié leurs projets de vacances. Plusieurs ajustements sont mentionnés, notamment le choix d’une destination plus proche ou un séjour en France pour 21 % des sondés. D’autres indiquent limiter l’utilisation de la voiture pour leurs déplacements, soit 20 % des répondants. Par ailleurs, 10 % déclarent prévoir de réduire la durée de leurs vacances et 9 % envisagent de les reporter à une période hors saison.
L’étude précise également que 14 % des participants indiquent leur intention de ne pas partir en vacances. Elle rappelle qu’en temps normal, environ 60 % des Français partent en vacances durant l’été, selon une précédente enquête Elabe.
Le sondage met aussi en avant la perception de l’impact des prix du carburant sur le budget des ménages. 45 % des personnes interrogées estiment que cette hausse a « un impact important » sur leurs dépenses. Les résultats montrent des différences selon les catégories de population, avec une exposition plus marquée dans les zones rurales et les petites et moyennes agglomérations que dans les grandes villes.
Des écarts d’impact sur les vacances selon les territoires et les catégories sociales
Les données du sondage indiquent que 56 % des habitants des petites et moyennes agglomérations et 49 % des habitants des zones rurales déclarent être fortement touchés par la hausse des prix du carburant, contre 39 % dans les grandes agglomérations. Les catégories populaires sont également davantage concernées, avec 54 % des personnes interrogées dans ce groupe déclarant un impact important, contre 43 % parmi les cadres. Les personnes âgées de 25 à 49 ans sont aussi davantage affectées, avec 52 % de réponses positives, contre 35 % chez les 65 ans et plus.

Le sondage Elabe aborde également les perceptions liées au contexte international. 61 % des personnes interrogées estiment que le conflit au Moyen-Orient pourrait durer plusieurs mois ou plusieurs années. Cette opinion a augmenté de 22 points par rapport à une précédente mesure réalisée à la mi-mars.
Selon l’institut Elabe, cette anticipation d’un conflit prolongé est observée dans l’ensemble des catégories de population, avec un niveau plus élevé chez les 18-34 ans, à 72 %, contre 57 % chez les 35 ans et plus. L’enquête s’inscrit dans un contexte de prix du carburant en hausse, identifié comme un facteur influençant les décisions de déplacement et les budgets liés aux vacances d’été.








