Adieu taxe foncière et charges fixes : il vend sa maison et épargne 400 euros par mois en vivant en camping-car

Il vend sa maison rénovée pour vivre en camping-car et tout quitter : Ronan a choisi une vie nomade loin des charges et des contraintes.

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Il vend sa maison et épargne 400 € par mois en vivant en camping-car. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

Ronan n’avait pas vraiment prévu de devenir nomade. Pourtant, aujourd’hui, il vit sur les routes, dans un camping-car de 14 m², après avoir vendu la maison qu’il avait lui-même rénovée. Un virage de vie assumé, presque évident pour lui, mais qui surprend encore ceux qui croisent son parcours.

Tout commence près de Brest. Ronan achète une petite maison de 60 m² pour 45 000 euros. Le bien est loin d’être habitable en l’état, mais il y voit une opportunité. Avec ses économies et un héritage familial, il se lance. Pendant plusieurs mois, il rénove presque tout : sols, murs, installations, pièces de vie. Il estime avoir investi environ 25 000 euros supplémentaires, souvent le soir ou les week-ends, avec l’aide d’amis venus donner un coup de main.

Quand les travaux touchent à leur fin, une idée s’impose doucement : et si ce projet n’était qu’une étape ? En novembre 2021, il met la maison en vente. Elle part pour 112 000 euros. Une opération blanche sur le papier, mais un déclic dans sa tête.

Le déclic du départ et la vie sur la route en camping-car

Avec l’argent de la vente, Ronan achète un camping-car d’occasion pour environ 22 000 euros. Rien de luxueux, un modèle de 2005, simple mais fonctionnel. Il l’aménage ensuite lui-même pour quelques centaines d’euros supplémentaires, histoire de gagner un peu de confort et de rangement. Quelques mois plus tard, il quitte le domicile de ses parents et prend la route sans véritable plan. Pas d’itinéraire précis, pas de destination finale. Juste une envie : bouger.

Il découvre une autre façon de vivre. L’Espagne, le Portugal, l’Italie, puis les routes françaises. Il s’arrête quand un endroit lui plaît, reste quelques jours, puis repart.

Travailler partout, vivre autrement

Comme le rapporte le Figaro, Ronan n’est pas en vacances. Il travaille. Développeur web freelance, il crée des sites pour des clients à distance depuis près de dix ans. Son seul impératif : une bonne connexion internet. Alors il s’adapte. Parfois dans un camping, parfois au bord d’un lac ou en pleine campagne, tant qu’il capte la 4G ou la 5G. L’hiver, il se pose davantage. L’été, il roule plus. Il a choisi de ne pas trop parler de sa vie nomade à ses clients. Pas par secret, mais pour éviter les idées reçues.

Côté finances, Ronan ne se sent pas en difficulté, bien au contraire. Ses dépenses sont assez simples : carburant, nourriture, quelques nuits en camping quand nécessaire. En moyenne, il dépense environ 200 euros d’essence par mois. Le reste est variable, mais il estime mieux s’en sortir qu’avant. Il met de côté entre 300 et 400 euros chaque mois, chose qu’il n’arrivait pas à faire lorsqu’il était propriétaire, plombé par les charges fixes, la taxe foncière et les factures.

Un choix de vie plus qu’un calcul

Ronan ne présente pas son parcours comme une recette à suivre. Pour lui, il s’agit surtout d’un choix personnel, presque instinctif. Celui de privilégier le mouvement, la simplicité et une forme de liberté qu’il ne retrouvait plus dans une vie sédentaire. Et même s’il ne sait pas combien de temps cette vie durera, il ne semble pas pressé de revenir en arrière.

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