La Suisse prépare des amendes jusqu’à 250 francs contre ce type d’incivilité

Dès le 1er août, la Suisse durcit le ton contre les déchets abandonnés dans l’espace public. Les amendes seront harmonisées au niveau national et pourront atteindre 250 francs.

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La Suisse prépare des amendes jusqu’à 250 francs contre ce type d’incivilité : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Jeter une canette, un emballage ou un sac de déchets n’importe où pourra bientôt coûter plus cher en Suisse. Le Conseil fédéral a présenté de nouvelles règles concernant les emballages, le recyclage et les déchets. Parmi les mesures les plus concrètes figure l’harmonisation nationale des amendes contre le littering, c’est-à-dire l’abandon de déchets dans l’espace public.

Jusqu’ici, les montants variaient fortement selon les cantons et les communes. Dès le 1er août, la Confédération veut instaurer une base plus uniforme. Les amendes pourront atteindre 250 francs, en fonction du type et de la quantité de déchets abandonnés.

Des amendes plus claires contre le littering

Cette nouvelle réglementation vise à rendre les sanctions plus lisibles dans tout le pays. Aujourd’hui, une personne qui jette ses déchets dans la rue ne paie pas forcément la même amende selon la ville où elle se trouve.

À Lausanne, par exemple, l’amende peut atteindre 150 francs pour des déchets classiques, et 200 francs pour des excréments, précise 20Minutes. À Genève et Neuchâtel, le montant est de 100 francs. Dans certaines régions, comme Sion ou le canton de Berne, le plafond pouvait déjà aller jusqu’à 300 francs.

Le Parlement avait d’ailleurs envisagé un plafond national de 300 francs. Le montant retenu pourra finalement atteindre 250 francs, indique le dernier communiqué de la Confédération. L’objectif reste le même : lutter contre les incivilités et réduire les coûts liés au nettoyage des espaces publics.

Les emballages également dans le viseur

Le Conseil fédéral ne s’arrête pas aux déchets sauvages. Il remplace aussi l’ancienne réglementation sur les contenants de boissons par un nouveau texte plus large, qui concerne tous les emballages.

Le but est d’augmenter l’utilisation de matériaux recyclés et réutilisés. Les emballages en plastique devront être recyclés à au moins 55 %. Pour les briques à boissons, le taux visé est de 70 %.

Les commerçants et les fabricants devront également proposer des collectes séparées. Cette obligation doit permettre de mieux récupérer les matériaux recyclables et de limiter la quantité de déchets envoyés à l’incinération.

Une pression plus forte sur les fabricants et les consommateurs

Avec ces nouvelles règles, la Suisse veut agir à deux niveaux. D’un côté, elle pousse les entreprises à mieux organiser la collecte et le recyclage des emballages. De l’autre, elle sanctionne plus clairement les comportements incivils dans l’espace public.

Pour les consommateurs, cela pourrait se traduire par davantage de points de collecte et des consignes de tri plus visibles. Pour les fabricants et les commerçants, l’enjeu sera d’adapter leurs pratiques afin de mieux intégrer le recyclage dans la gestion des emballages.

Cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de réduire les déchets et de renforcer l’économie circulaire. Dès le 1er août, le message sera donc plus clair, abandonner ses déchets dans la rue, dans un parc ou dans la nature pourra coûter cher.

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