L’hiver prochain sera plus glacial que jamais : la Suisse pourrait affronter les pires vagues de froid des dernières décennies

L’hiver 2025 sera probablement plus froid et plus enneigé en Suisse en raison d’un vortex polaire plus faible et de l’influence du phénomène La Niña.

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Hiver
L’hiver prochain sera plus glacial que jamais : la Suisse pourrait affronter les pires vagues de froid des dernières décennies : Crédit: Canva | Econostrum.info - Suisse

Cet hiver, la Suisse pourrait connaître des températures plus froides que d’habitude, accompagnées de chutes de neige accrues. Un phénomène météorologique clé explique cette évolution : l’affaiblissement du vortex polaire au-dessus du pôle Nord. Ce phénomène climatique, habituellement puissant et stabilisateur, pourrait cette fois-ci perdre de sa stabilité et entraîner un décalage du froid arctique vers le sud. 

Cette situation, bien que rare, peut avoir un impact majeur sur le climat de la Suisse, notamment durant les mois de janvier et février. L’affaiblissement du vortex polaire s’accompagne de perturbations dans les modèles météorologiques océaniques, tels que le phénomène La Niña, qui pourraient accentuer les vagues de froid.

Le vortex polaire : un système clé pour la météo hivernale

Le vortex polaire est une immense zone de basse pression située entre 20 et 30 kilomètres d’altitude, au-dessus du pôle Nord. Ce tourbillon d’air se forme surtout en hiver, lorsque la stratosphère au-dessus de l’Arctique se refroidit fortement. Dans des conditions normales, un vortex polaire stable et puissant agit comme une barrière, maintenant l’air froid polaire à l’intérieur des latitudes nord. Il empêche ainsi cet air glacé de s’échapper vers le sud et permet à l’air plus doux de l’Atlantique de se diriger vers l’Europe. Cette stabilité du vortex est cruciale pour le climat de l’hémisphère nord et l’ensoleillement de l’Europe, notamment pendant les mois d’hiver.

Cependant, ce système peut se perturber lorsqu’un réchauffement soudain de la stratosphère se produit. Ce phénomène, appelé réchauffement stratosphérique soudain, peut déstabiliser le vortex polaire, le rendant plus faible et susceptible de se diviser. Cela entraîne un affaiblissement du jet-stream, le puissant courant-jet de vent d’altitude qui circule d’ouest en est. Avec ce jet-stream affaibli, les zones de haute pression prennent le relais, laissant ainsi de la place pour les masses d’air froid arctique, qui peuvent s’aventurer plus loin vers le sud.

Un hiver plus froid et neigeux en Suisse : conséquences pour le mois de janvier et février

Pour la Suisse, l’affaiblissement du vortex polaire s’accompagne d’une probabilité accrue de vagues de froid et de chutes de neige. Les modèles météorologiques actuels montrent un vortex polaire plus faible que lors des hivers précédents, ce qui rend plus probable l’arrivée d’air froid arctique sur la région alpine. Michael Eichmann, expert de MeteoNews, explique que cette situation est un « modèle classique pour les vagues de froid hivernales » dans l’hémisphère nord, relate Blick. Si un réchauffement stratosphérique soudain intervient, comme cela peut se produire, les conséquences seront encore plus marquées : des vagues de froid soudaines et intenses pourront affecter la Suisse, en particulier en janvier et février.

Outre ce phénomène, l’anomalie plus chaude observée dans le Pacifique Nord et le phénomène La Niña viennent compliquer davantage la situation. La Niña, qui est caractérisée par un refroidissement des eaux de surface dans l’est du Pacifique, modifie les courants de vent et de précipitations à l’échelle mondiale. Ce phénomène, bien que complexe, a tendance à perturber les modèles de pression atmosphérique en Europe. Selon Eichmann, ces perturbations océaniques sont souvent associées à des hivers plus froids et plus enneigés. En Suisse, cela pourrait signifier des chutes de neige plus importantes et une période de froid prolongée, en particulier au cours des deux premiers mois de l’année.

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