Plus de 284’000 francs facturés : le canton de Vaud sort l’artillerie lourde contre le travail au noir 

Vaud muscle sa lutte contre le travail au noir et se distingue nettement à l’échelle nationale. Contrôles, sanctions et moyens engagés placent le canton parmi les plus offensifs de Suisse.

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Plus de 284'000 francs facturés : le canton de Vaud sort l’artillerie lourde contre le travail au noir : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Le canton de Vaud a fortement renforcé sa lutte contre le travail au noir. En 2025, 10’393 personnes ont été contrôlées, soit davantage que dans n’importe quel autre canton suisse. 

Vaud se distingue aussi par le nombre d’entreprises inspectées et par le montant des sanctions et émoluments encaissés. Une activité qui place le canton parmi les plus offensifs du pays dans la surveillance du marché du travail.

Plus de 10’000 personnes contrôlées en un an

Les inspecteurs vaudois ont contrôlé exactement 10’393 personnes en 2025 dans le cadre de la lutte contre le travail au noir.

Aucun autre canton n’a atteint un tel volume sur l’année. Du côté des entreprises, Vaud occupe également une place de premier plan avec 1706 établissements contrôlés, juste derrière le Tessin.

Le travail au noir désigne notamment les situations dans lesquelles les obligations légales d’annonce ou d’autorisation ne sont pas respectées.

Rapporté à la taille du marché du travail, l’effort vaudois reste particulièrement élevé. Le canton compte 210 personnes contrôlées pour 10’000 travailleurs, alors que la moyenne suisse se situe à seulement 76.

Le Valais fait encore davantage proportionnellement, avec 265 contrôles pour 10’000 travailleurs. Cette performance s’explique notamment par une série de contrôles ciblés menée en 2024 et 2025.

Genève arrive derrière Vaud avec 145 personnes contrôlées pour 10’000 travailleurs. Neuchâtel atteint 118, Fribourg 87 et le Jura 77.

Vaud mobilise davantage de moyens

Ces chiffres s’expliquent aussi par les ressources consacrées à la surveillance. Vaud mobilise 9,3 équivalents plein temps pour lutter contre le travail au noir. Genève en consacre 8,21 et le Valais 7.

Les secteurs particulièrement surveillés restent ceux où les risques de travail non déclaré sont jugés plus importants. Le second œuvre arrive en bonne place, tout comme l’hôtellerie-restauration, le commerce, la construction et les salons de coiffure.

Selon les données du SECO reprises dans le communiqué publié par le Canton de Vaud, cette activité de contrôle place clairement le canton parmi les plus actifs du pays en 2025.

Plus de 284’000 francs facturés et sanctionnés

L’intensité des contrôles se retrouve également dans les montants encaissés. Vaud a émis pour 209’546 francs d’émoluments liés à l’application de la législation sur le travail au noir.

Cela représente à lui seul environ 35 % des 594’621 francs facturés à l’échelle suisse. À ces émoluments s’ajoutent 74’805 francs d’amendes. Au total, le canton atteint ainsi 284’351 francs. Il devance nettement Genève, qui totalise 197’593 francs, et le Valais avec 172’213 francs.

Ces résultats illustrent une stratégie clairement assumée par les autorités vaudoises. Multiplier les contrôles pour renforcer le respect des obligations légales et limiter les situations de concurrence déloyale entre entreprises.

Avec plus de 10’000 personnes contrôlées en une seule année, Vaud s’impose désormais comme l’un des cantons les plus actifs de Suisse dans la lutte contre le travail au noir.

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