Comme chaque année, les assurés suisses devront faire face à une hausse de leurs primes d’assurance maladie. En moyenne, ces augmentations devraient atteindre 4,4% pour l’ensemble de la population. Toutefois, certains groupes devront affronter des hausses bien plus importantes, particulièrement dans les cantons romands.
L’ampleur de ces hausses varie en fonction des modèles d’assurance et des franchises choisies. Dans certains cas, les familles pourraient voir leurs dépenses annuelles s’alourdir de milliers de francs. Le secteur de l’assurance maladie est une composante essentielle du système de santé suisse, et il est crucial pour les assurés de bien comprendre ces hausses et d’examiner les options qui s’offrent à eux pour éviter les mauvaises surprises.
Des hausses exceptionnelles pour certaines familles
Si une augmentation de 4,4% des primes d’assurance maladie semble raisonnable pour une large majorité des assurés, certaines familles suisses devront faire face à des hausses bien plus dramatiques en 2026. Les familles avec enfants sont particulièrement touchées, et dans certains cantons romands, l’ampleur de l’augmentation pourrait atteindre des niveaux records. Par exemple, dans le canton de Neuchâtel, les primes vont augmenter de 33% pour les enfants et de 21% pour les adultes. Cette explosion des tarifs représente une pression financière considérable pour de nombreuses familles qui peinent déjà à équilibrer leur budget.
Les exemples abordés par la RTS sont frappants : dans certains modèles d’assurance avec franchises élevées, les primes mensuelles pour un enfant passent de 114,55 francs à 151,85 francs, soit une augmentation de près de 37%. Pour un adulte, la prime mensuelle grimpe de 429,05 francs à 518,05 francs, soit une hausse de 21%. Pour un couple avec deux enfants, cette hausse pourrait entraîner une facture annuelle supplémentaire de plus de 3 000 francs. Ce genre d’augmentation est loin d’être négligeable et pourrait avoir un impact sérieux sur la qualité de vie de nombreuses familles suisses.
Le modèle d’assurance de Vivo-Sympany, avec ses franchises élevées, représente l’une des offres les plus touchées par ces augmentations. Ces hausses affecteront particulièrement les ménages ayant opté pour des franchises plus élevées dans le but de réduire les primes mensuelles de base. Cependant, cette stratégie d’économies mensuelles pourrait se retourner contre eux en 2026, en raison de l’augmentation importante des coûts.
L’augmentation des primes pour les enfants est une source de préoccupation majeure. Les parents qui, jusque-là, bénéficiaient de tarifs relativement abordables pour leurs enfants pourraient être durement impactés par ces hausses. L’explosion des primes pour les enfants pourrait représenter un véritable obstacle financier, surtout pour les familles nombreuses ou celles ayant un faible revenu disponible.
Les modèles d’assurance et les franchises : des facteurs clés dans l’augmentation des primes
Les hausses de primes observées en 2026 sont également influencées par le choix des franchises. Les franchises élevées, bien qu’elles permettent de réduire les primes mensuelles, entraînent des hausses beaucoup plus importantes lorsque les assurés doivent payer une plus grande partie des coûts médicaux. Les modèles avec des franchises maximales, notamment celles de 2 500 francs, enregistrent une hausse moyenne de plus de 10% par rapport à l’année précédente, soit environ deux points de plus que pour les franchises minimales de 300 francs. Cette différence peut sembler marginale, mais elle a un impact considérable sur les familles, surtout lorsqu’elles comptent plusieurs enfants à charge.
Les assureurs tels que Vivo-Sympany, Concordia, Swica et Helsana, qui figurent parmi les plus grands responsables de ces hausses, justifient ces augmentations par la montée en flèche des coûts des soins de santé. En effet, les frais médicaux continuent d’augmenter, en grande partie en raison de l’inflation dans le secteur médical, de l’augmentation de la demande de soins et de l’évolution démographique du pays. Les assureurs doivent réajuster leurs primes afin de maintenir la viabilité financière du système de santé. Toutefois, cela ne signifie pas que ces modèles ne restent pas compétitifs : certains proposaient des primes particulièrement basses en 2025, d’où les ajustements nécessaires.
Dans ce contexte, il devient crucial pour les assurés de revoir leurs options et de bien comprendre les effets de leur choix de franchise. Ceux qui ont opté pour une franchise plus faible devront probablement absorber moins de coûts directement, mais ceux ayant choisi une franchise plus élevée se verront confrontés à des hausses plus sévères de leurs primes.








