Nouveau coup de frein pour l’emploi suisse, le chômage repasse à 3 % en juillet

Le chômage suisse repart à la hausse. En juillet 2026, le taux a atteint 3%, avec plus de 139’000 personnes inscrites auprès des ORP, alors que le marché de l’emploi montre des signes de ralentissement.

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Nouveau coup de frein pour l’emploi suisse, le chômage repasse à 3 % en juille : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Après quelques mois d’amélioration, le marché du travail suisse montre de nouveaux signes de fragilité. Le chômage est reparti à la hausse en juillet, avec un taux qui atteint désormais 3%. 

Le nombre de personnes inscrites auprès des offices régionaux de placement progresse, tandis que les offres d’emploi reculent. Une évolution qui confirme le ralentissement observé depuis plusieurs mois dans l’économie helvétique. 

Le nombre de chômeurs dépasse les 139’000 personnes

Le chômage est reparti à la hausse en Suisse durant le mois de juillet 2026. Selon les chiffres publiés par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), le taux de chômage a progressé de 0,1 point de pourcentage par rapport à juin, pour atteindre 3%.

Au total, 139’276 personnes étaient inscrites auprès des offices régionaux de placement (ORP) à la fin du mois, soit 1’525 personnes supplémentaires en un mois (+1,1%).

Sur une année, la hausse est encore plus marquée. Par rapport à juillet 2025, le nombre de chômeurs a augmenté de 10’122 personnes, soit une progression de 7,8%.

Le chômage corrigé des variations saisonnières s’est également maintenu à un niveau élevé, avec un taux de 3,1% et 148’002 personnes inscrites.

Cette évolution confirme une tendance déjà observée depuis 2025. Après avoir augmenté progressivement durant la seconde moitié de l’année dernière, le chômage suisse avait atteint 3,2% en janvier et février 2026 avant de légèrement refluer au printemps.

Les jeunes et les seniors davantage touchés

La hausse du chômage concerne plusieurs catégories de travailleurs. Chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, le taux a progressé de 0,1 point en juillet pour atteindre 2,8%.

Le nombre de jeunes chômeurs s’élève désormais à 12’294 personnes, soit 547 de plus qu’en juin. Sur un an, leur nombre a augmenté de 798 personnes (+6,9%).

Les travailleurs âgés sont également concernés par cette progression. Chez les 50 à 64 ans, le nombre de chômeurs a augmenté de 109 personnes en un mois, pour atteindre 38’745 personnes.

Le taux de chômage des seniors s’établit ainsi à 2,7%, en hausse de 0,1 point par rapport au mois précédent. Sur une année, cette catégorie compte 3’105 chômeurs supplémentaires, soit une progression de 8,7%.

Moins d’offres d’emploi et une économie sous pression

La hausse du chômage intervient alors que le nombre de postes disponibles diminue. En juillet, 45’156 offres d’emploi ont été annoncées aux ORP, soit 2’088 de moins qu’en juin (-4,4%).

Malgré ce recul mensuel, le nombre de postes vacants reste supérieur à celui observé un an plus tôt, avec 5’351 offres supplémentaires (+13,4%).

Le SECO explique cette évolution par un contexte économique moins dynamique. En juin, le gouvernement avait légèrement relevé ses prévisions de chômage pour 2026, tablant désormais sur un taux moyen de 3,1% sur l’ensemble de l’année contre 3% auparavant.

Pour limiter les conséquences sur l’emploi, les autorités ont prolongé une mesure permettant d’étendre la durée maximale d’indemnisation du chômage partiel à 24 mois au lieu de 18. Cette disposition, entrée en vigueur en novembre 2025, reste applicable jusqu’au 31 janvier 2027.

Le gouvernement justifie cette décision par les incertitudes liées à la situation internationale, notamment les tensions géopolitiques, les marchés de l’énergie et les incertitudes commerciales liées aux droits de douane américains.

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