Bonne nouvelle pour des millions de ménages français, une augmentation des minima sociaux se précise pour le printemps 2027. Alors que le gouvernement envisage de geler plusieurs prestations sociales pour réaliser des économies, les aides telles que le RSA, l’Aspa et l’AAH devraient être épargnées.
Selon le rapport automnal de la commission des comptes de la Sécurité sociale, les principaux minima sociaux pourraient bénéficier d’une revalorisation de 2,3 % au 1er avril 2027. Concrètement, cette prévision concerne certaines dispositifs très convoités tels que le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et l’allocation aux adultes handicapés (AAH).
De combien vont augmenter le RSA, l’Aspa et l’AAH ?
Cette augmentation suivrait la formule réglementaire d’indexation, fondée sur l’évolution de l’inflation au cours des douze mois précédents. Pour ce qui est du taux définitif de cette hausse, celui-ci sera déterminé à la fin du mois de janvier 2027. Dans le cas où la hausse de 2,3 % se confirme, le montant forfaitaire maximal du RSA pour une personne seule passerait de 651,69 à 666,68 euros par mois, soit 14,99 euros supplémentaires.
Pour l’Aspa, également appelée minimum vieillesse, le montant maximal mensuel auquel une personne seule peut prétendre passerait de 1 043,59 à 1 067,59 euros, soit une augmentation de 24 euros. L’AAH devrait également bénéficier de cette revalorisation, selon les règles applicables. Comme chaque année, les changements prendraient effet au 1er avril, mais les bénéficiaires ne constateraient la différence qu’en mai.
Plusieurs aides sociales menacées de gel malgré la hausse des minima sociaux
Cette revalorisation contraste avec les restrictions envisagées dans les projets budgétaires pour 2027. Le gouvernement prévoit notamment de geler les aides personnalisées au logement (APL) ainsi que la prime d’activité, habituellement ajustées en fonction de l’évolution des prix.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit également un gel des allocations familiales. L’allocation de rentrée scolaire pourrait, quant à elle, faire l’objet d’un recentrage de ses conditions d’attribution. Ces dispositions restent néanmoins soumises aux discussions parlementaires. En l’absence de majorité stable à l’Assemblée nationale, leur adoption définitive demeure incertaine.
Pour les ménages bénéficiaires des minima sociaux, la hausse envisagée représenterait un soutien face à l’inflation. Elle resterait néanmoins limitée à quelques dizaines d’euros mensuels selon les prestations. Le taux de 2,3 % constitue donc une première estimation et non une augmentation définitivement arrêtée. Les bénéficiaires devront attendre les prochaines données officielles pour connaître les montants applicables à partir d’avril 2027.









