Rentrée universitaire : logement, frais d’études… le montant record que les étudiants doivent désormais prévoir

Le coût de la rentrée universitaire atteint un nouveau record en 2026, avec une facture qui dépasse désormais les 3 200 euros.

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Rentrée universitaire : logement, frais d’études… le montant record que les étudiants doivent désormais prévoir. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

Cette année, la rentrée universitaire coûtera encore plus cher aux étudiants en France. Le budget nécessaire pour les différentes dépenses atteint un niveau record, avec une facture qui dépasse désormais les 3 200 euros pour de nombreux étudiants.

Le dernier baromètre de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) chiffre le coût de la rentrée universitaire 2026 en France à 3 240 euros pour les étudiants non boursiers. Ce montant comprend 2 095 euros de frais liés à la rentrée et 1 145 euros de dépenses de vie courante. En six ans, la hausse est particulièrement marquée. La Fage estime que le coût total a progressé de 25,38 %, soit 655,74 euros supplémentaires depuis 2020, rapporte Franceinfo.

Le logement toujours en tête des postes de dépense

Comme chaque année, le logement représente la plus grosse part du budget étudiant. En 2026, la dépense moyenne atteint 637 euros, contre 581 euros en 2025. Cette progression pèse directement sur les étudiants qui doivent financer un logement en plus des frais liés aux études. La Fage alerte sur les conséquences de cette hausse pour les jeunes concernés.

« En 2026, il faut désormais plus de 3 200 euros pour faire face aux dépenses de rentrée et de vie courante », explique l’organisation étudiante. Face à cette situation critique, la fédération indique que de nombreux étudiants sont obligés de multiplier les jobs étudiants tout en mettant de côté certaines dépenses essentielles telles que les soins. Elle réclame notamment un meilleur contrôle de l’application de l’encadrement des loyers, le retour de l’universalité des APL, la construction de logements Crous supplémentaires ainsi que le gel des loyers et des charges locatives.

Les frais liés aux études représentent également une part importante de la facture. La Fage pointe des dépenses supplémentaires qu’elle considère comme illégales, notamment pour les livres, le matériel, les logiciels ou certains équipements. Leur coût moyen atteint 214 euros. Dans certaines filières, la facture peut être bien plus élevée. En odontologie, ces frais peuvent dépasser 800 euros, précise l’Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire.

Les étudiants étrangers particulièrement impactés

Les écarts sont encore plus importants pour certains profils d’étudiants. Pour les jeunes venant des territoires ultramarins, le coût de la rentrée atteint en moyenne 4 475 euros. La situation est encore plus critique pour les étudiants étrangers, dont la rentrée représente une dépense vertigineuse estimée à 7 023 euros.

La Fage souligne notamment le poids des frais d’inscription en licence et en master, qui ont été multipliés par 16 pour certains étudiants étrangers, auxquels s’ajoutent les dépenses liées au logement et à l’alimentation. Face à cette hausse des coûts, l’organisation demande plusieurs mesures, dont l’indexation des bourses sur l’inflation, leur versement sur l’ensemble de l’année et le maintien d’un accès élargi aux aides sociales.

L’organisme réclame aussi la pérennisation du repas à 1 euro pour les étudiants ainsi que la suppression de certains frais complémentaires obligatoires qu’elle juge injustifiés. La Fage appelle également à éviter toute augmentation des frais d’inscription et souhaite une prise en charge publique des dépenses nécessaires à la réussite universitaire.

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