Produits alimentaires : mauvaise nouvelle pour votre pouvoir d’achat, les prix en rayon vont encore flamber !

Les négociations commerciales pourraient reprendre en France sous pression des coûts, avec une hausse des prix des produits alimentaires estimée autour de 2 % en juin

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Produits alimentaires
Produits alimentaires : mauvaise nouvelle pour votre pouvoir d'achat, les prix en rayon vont encore flamber ! - Crédit : Canva | Econostrum.info

Les prix des produits alimentaires devraient augmenter. En effet, la question d’une réouverture des négociations commerciales entre distributeurs et fournisseurs se pose en France dans un contexte de hausse des coûts liée au conflit au Moyen-Orient.

Chaque année, ces négociations se déroulent entre le 1er décembre et le 1er mars afin de fixer les conditions d’approvisionnement des enseignes de la grande distribution. Pour 2026, elles se sont conclues par des hausses de prix inférieures à 1 % selon les distributeurs. Plusieurs acteurs industriels estiment ces niveaux insuffisants au regard de l’évolution de leurs coûts de production.

La situation internationale a modifié l’environnement économique. La guerre au Moyen-Orient entraîne une augmentation des prix de l’énergie, des emballages, des engrais, du carburant et des produits alimentaires. Ces éléments influencent les coûts supportés par les fournisseurs. Dans ce contexte, certaines organisations ont demandé une révision des conditions commerciales.

Les coopératives laitières liées aux marques Yoplait et Soignon ont sollicité une réouverture des discussions dès le 9 avril. La Coopération agricole, organisation représentant environ 2 000 entreprises, a également demandé une révision des prix et la mise en place d’un « comité de suivi des relations commerciales ». L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a invité les distributeurs « à entendre les besoins » exprimés dans le cadre de demandes individuelles. Pact’Alim, qui regroupe 3 000 PME et ETI, demande une « juste répercussion des surcoûts ».

Des positions divergentes entre distributeurs et industriels sur les prix des produits alimentaires 

Du côté des distributeurs, la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD), organisation représentant les enseignes de la grande distribution, considère ces demandes comme « limitées » et « prématurées ». Judith Jiguet, déléguée générale de la FCD, indique que des « clauses de révision » existent déjà dans les contrats pour ajuster les conditions si nécessaire. Elle estime que les industriels cherchent à « installer une pression » dans l’attente d’« éléments probants ».

Le ministère du Commerce adopte une position prudente. Il considère que la situation actuelle diffère de celle de 2022, marquée par la guerre en Ukraine et des tensions sur certaines matières premières comme le blé ou l’électricité. Les autorités mettent en garde contre d’éventuelles « hausses injustifiées ».

Serge Papin, ministre du Commerce et des PME, a déclaré que la réouverture des négociations « est une option, mais nous n’en sommes pas encore là ». Il avait auparavant indiqué qu’il allait « falloir sans doute » envisager cette possibilité. Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a appelé les acteurs à se « remettre autour de la table ».

Une hausse des prix anticipée dans les prochains mois

L’Insee estime qu’une hausse des prix des produits alimentaires en rayon pourrait atteindre environ 2 % en juin. Serge Papin a précisé que cette évolution « sera très loin de l’hyperinflation » observée « entre 2022 et 2024 », période durant laquelle certains produits avaient enregistré des hausses proches de 20 %. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a demandé aux industriels de faire preuve de modération dans l’évolution des prix. Plusieurs acteurs de la distribution ont également pris position sur l’évolution à court terme.

Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, et Dominique Schelcher, président-directeur général de Coopérative U, ont indiqué que les prix du panier de courses devraient rester stables à court terme. L’association UFC Que Choisir, devenue Que choisir ensemble, anticipe une hausse des produits alimentaires comprise entre 4 % et 5 % dans les mois à venir. Dominique Schelcher a toutefois précisé : « Personne n’a de boule de cristal ». Plusieurs acteurs, dont la FCD, l’Institut de liaisons des entreprises de consommation (Ilec) et le ministère du Commerce, estiment que « le système est à bout de souffle ».

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