« Nous n’avons pas le choix » : le PDG de Lactalis annonce des hausses sur le camembert, la mozzarella et le lait dans les prochaines semaines

Les prix des produits laitiers pourraient bientôt augmenter en raison des répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient.

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Produits laitiers
« Nous n'avons pas le choix » : le PDG de Lactalis annonce des hausses sur le camembert, la mozzarella et le lait dans les prochaines semaines - Crédit : Canva | Econostrum.info

Le prix de nombreux produits du quotidien pourrait bientôt augmenter dans les supermarchés. Fromages, yaourts ou encore lait sont concernés par cette tendance, directement liée aux tensions géopolitiques actuelles. Le groupe Lactalis a en effet annoncé qu’il allait devoir « répercuter » une partie de ces hausses sur les consommateurs.

L’origine de cette augmentation se trouve à plusieurs milliers de kilomètres, au cœur du conflit au Moyen-Orient. Depuis fin février, les tensions dans la région ont fortement perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment dans le secteur de l’énergie. Résultat : les coûts du pétrole, du transport et des matières premières ont fortement augmenté.

Pour un géant comme Lactalis, ces conséquences sont immédiates. Le groupe évoque des surcoûts de « plusieurs dizaines de millions d’euros » liés à la hausse des prix du carburant, mais aussi des emballages, très dépendants des ressources énergétiques.

Le PDG Emmanuel Besnier a ainsi reconnu que le conflit avait « un impact important sur les coûts, à la fois sur les transports et les emballages », deux postes essentiels pour acheminer des produits frais comme le lait ou les yaourts.

Au-delà de l’énergie, la logistique mondiale est également perturbée. Certaines routes maritimes stratégiques sont ralenties ou contournées, ce qui allonge les délais et augmente encore les coûts. Dans certains cas, des cargaisons de produits frais peuvent même être bloquées, avec un risque de pertes.

Quels sont les produits laitiers qui seront le plus touchés ? 

Face à cette situation, le groupe n’a, selon ses dirigeants, « pas le choix ». Il devra « répercuter » ces coûts sur les prix en magasin. Une augmentation qui devrait toutefois rester mesurée, de l’ordre de quelques pourcents, et inférieure à celle observée lors de la crise énergétique de 2022-2023.

Tous les produits ne seront pas impactés de la même manière. Lactalis assure vouloir « minimiser » les hausses en fonction des  « catégories » de produits, ce qui signifie que certains articles pourraient être plus touchés que d’autres.

Dans ce contexte, les industriels de l’agroalimentaire demandent la réouverture des négociations commerciales avec la grande distribution afin de partager ces surcoûts. Mais pour l’instant, les distributeurs refusent, craignant une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat des consommateurs.

Cette situation intervient alors que les prix alimentaires mondiaux repartent déjà à la hausse, atteignant récemment un plus haut depuis six mois. Cela signifie que des produits du quotidien comme la mozzarella, le camembert, les yaourts ou encore le lait pourraient voir leur prix augmenter dans les prochaines semaines. Une évolution qui rappelle à quel point les tensions internationales peuvent avoir des répercussions directes sur le panier des consommateurs français.

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