Les Français ont de moins en moins d’enfants. Ce recul démographique en France, avec une baisse significative du nombre de naissances, a conduit le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan à proposer plusieurs mesures pour soutenir la natalité.
Selon l’Insee, 644 000 bébés sont nés en 2025, soit une diminution de près d’un quart par rapport à 2010, marquant un tournant important puisque, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre de naissances est inférieur à celui des décès.
Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan met en évidence que, malgré une politique familiale « robuste », la natalité continue de décroître. Cette tendance n’est pas seulement liée à des causes économiques mais également à des transformations sociales profondes. L’organisme recommande notamment de renforcer les dispositifs existants pour favoriser la natalité, avec une attention particulière à la répartition des responsabilités parentales.

Proposition de nouvelles mesures pour pousser les Français à avoir des enfants
Le Haut-commissariat propose notamment d’allonger la durée du congé de naissance. Un nouveau congé, mis en place à partir de juillet, permettrait à chaque parent de bénéficier de deux mois supplémentaires indemnisés, en plus du congé maternité ou paternité. Le Haut-commissariat recommande également l’introduction d’un « troisième mois d’indemnisation, accordé au couple à condition que le père prenne au moins un mois de congé », pour favoriser l’implication des pères et promouvoir une meilleure répartition des responsabilités parentales.
Une autre proposition concerne l’accès à un mode de garde pour tous les enfants dès l’âge de un an, afin de réduire l’incertitude liée à la naissance d’un enfant, en particulier pour les femmes. Le Haut-commissariat préconise également une simplification des règles de la politique familiale, afin de la rendre plus stable et lisible.
Le rapport met en évidence que, malgré des politiques familiales « robustes », la natalité continue de décroître, ce qui ne suffira pas à inverser les tendances démographiques structurelles à long terme. Le Haut-commissariat, dirigé par Clément Beaune, souligne que ce recul démographique a des répercussions sur l’ensemble de la société, des politiques publiques et de l’économie, et qu’il sera nécessaire de « faire face à la courbe du décrochage démographique » dans les années à venir.
Le nombre de naissances, qui a diminué de près de 25 % depuis 2010, représente un défi pour l’avenir, avec des impacts sur le marché du travail et les finances publiques. Clément Beaune a insisté sur la nécessité d’ouvrir un débat sur les réponses possibles à ce phénomène, qui inclurait potentiellement l’augmentation de la productivité, l’extension du recours à l’immigration économique, et l’adaptation des politiques sociales.
Ainsi, le Haut-commissariat recommande de renforcer les mesures de soutien à la natalité, tout en soulignant que ces efforts, bien qu’importants, ne suffiront pas à inverser les tendances démographiques profondes. La situation démographique actuelle, marquée par la baisse continue du nombre de naissances, continuera à poser des défis majeurs pour la société française dans les années à venir.








