Flambée des prix des carburants : le gouvernement prépare une nouvelle aide dès le 1er octobre, qui pourra en bénéficier ?

Face à la hausse des carburants, le gouvernement prépare une aide pour les travailleurs utilisant leur voiture au quotidien.

Publié le
Lecture : 2 min
carburants
Flambée des prix des carburants : le gouvernement prépare une nouvelle aide dès le 1er octobre, qui pourra en bénéficier ? Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

Ce vendredi, le prix du gazole a atteint un niveau historique. Face à cette situation préoccupante, le gouvernement prépare une nouvelle aide destinée aux Français qui utilisent leur véhicule pour se rendre au travail. Si ce dispositif voit le jour, son entrée en vigueur est prévue pour le 1er octobre prochain.

Cette semaine, le gouvernement a acté la prolongation des aides accordés à certains secteurs professionnels comme les agriculteurs, les pêcheurs et les entreprises du BTP. En effet, ces aides seront prolongées jusqu’au 31 décembre afin d’accompagner les activités les plus touchées par la hausse du coût des carburants. En plus des professionnels, l’objectif avec le nouveau dispositif envisagé par le gouvernement est d’épauler les ménages aux revenus modestes.

Le gouvernement ne prévoit pas, à ce stade, de baisse générale des taxes sur l’essence et le gazole , et ce, même si plusieurs responsables politiques réclament une réduction de la fiscalité énergétique pour avoir une réelle baisse des prix à la pompe.

Une aide destinée aux Français qui se déplacent pour travailler

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a confirmé la préparation d’un nouveau dispositif lors d’une intervention sur France Inter. Elle n’a pas encore dévoilé les conditions précises pour en bénéficier, ni le montant de l’aide prévue. « Nous travaillons à un nouveau dispositif d’aides pour les Français qui travaillent à compter du 1er octobre », a-t-elle déclaré, citée par Capital. Jusqu’à présent, environ 3 millions de Français pouvaient recevoir une aide de 100 euros, sous réserve de respecter certains critères.

Le dispositif concernait notamment les personnes ayant besoin de leur véhicule pour effectuer leurs trajets professionnels. Le gouvernement réfléchit donc à une nouvelle formule alors que les prix des carburants restent sous tension. « On voit que les difficultés perdurent : de toute évidence, les prix restent hauts, ça peut durer plusieurs semaines, plusieurs mois et notre objectif est de ne pas laisser tomber les Français », a expliqué Maud Bregeon.

La baisse des taxes sur le carburant reste au centre des discussions

Plusieurs oppositions demandent une réduction des taxes appliquées aux carburants, avec notamment une proposition de baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % portée par le Rassemblement national. Le gouvernement estime que cette mesure aurait un coût élevé pour les finances publiques. « Ça coûte 15 milliards d’euros, c’est plus que le budget de la Justice. Avec quel argent Madame Le Pen finance les aides qu’elle propose ? », a déclaré Maud Bregeon sur France Inter.

Selon l’exécutif, une baisse générale des taxes poserait aussi une question sur les conséquences économiques et énergétiques. La porte-parole du gouvernement a ainsi affirmé : « promeut indirectement le gaz algérien, le gaz russe, le GNL américain et le pétrole importé du Moyen-Orient : c’est extrêmement grave et ça va à l’encontre des intérêts français ». Le gouvernement doit donc choisir entre plusieurs pistes alors que les automobilistes subissent toujours des prix élevés. 

Laisser un commentaire

Partages