Après deux jours marqués par une relative stabilité, les prix du fioul domestique repartent légèrement à la hausse ce 9 juin. Les augmentations restent limitées, mais elles concernent l’ensemble des principales plateformes de référence.
Chez Fioulmarket, le prix moyen s’établit aujourd’hui à 1 595 euros pour 1 000 litres, contre 1 588 euros la veille, soit une hausse de 7 euros. Sur Fioulreduc, le tarif moyen atteint 1 575 euros pour 1 000 litres, en progression de 5 euros par rapport aux 1 570 euros enregistrés le 8 juin. Enfin, Prixfioul affiche un prix de 1 566 euros pour 1 000 litres, contre 1 562 euros dimanche, soit une augmentation de 4 euros. Malgré ces hausses modérées, Prixfioul demeure la plateforme la moins chère parmi les trois comparateurs.
Où trouver le fioul le moins cher ?
Il faut noter que les écarts régionaux sont toujours particulièrement marqués. La région la moins chère est la Franche-Comté, avec un prix moyen de 1 440 euros pour 1 000 litres. Viennent ensuite la Bretagne à 1 531 euros, la Haute-Normandie à 1 537 euros, la Picardie à 1 538 euros et l’Île-de-France ainsi que la Lorraine à 1 542 euros, selon la plateforme Fioulreduc.
Dans la moyenne nationale, on retrouve notamment l’Alsace et les Pays de la Loire à 1 574 euros, le Centre à 1 575 euros, la Champagne-Ardenne à 1 578 euros, le Rhône-Alpes à 1 586 euros ainsi que la Provence-Alpes-Côte d’Azur à 1 594 euros.
À l’inverse, les tarifs les plus élevés sont observés en Aquitaine, où le prix moyen atteint 1 639 euros pour 1 000 litres. Le Midi-Pyrénées suit de près avec 1 637 euros, devant l’Auvergne à 1 633 euros, la Basse-Normandie à 1 632 euros et le Limousin à 1 624 euros.
Le pétrole repart à la baisse malgré la reprise des hostilités au Moyen-Orient
Malgré la reprise des hostilités entre Israël et l’Iran, les marchés pétroliers ne s’affolent pas autant qu’attendu. Selon les données du PrixduBaril.com relevés aux alentours de 10h30, le Brent s’établit autour de 92,46 dollars le baril, tandis que le WTI américain évolue à 89,19 dollars. Les deux références effacent ainsi une partie des gains enregistrés la veille, lorsque les tensions géopolitiques avaient brièvement propulsé les prix vers des niveaux proches de 96 à 97 dollars pour le Brent.
Cette détente relative s’explique par un élément clé : malgré les échanges de frappes et les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz, aucune rupture majeure d’approvisionnement n’est constatée à ce stade. Les marchés restent donc partagés entre risque géopolitique élevé et absence de choc réel sur l’offre, ce qui limite les mouvements haussiers durables.
Les perspectives à court terme restent toutefois très incertaines. Plusieurs analyses estiment que, si les tensions persistent sans escalade majeure, le Brent pourrait évoluer dans une fourchette comprise entre 90 et 100 dollars le baril. En revanche, une dégradation du conflit ou une menace sur les routes stratégiques de transport pourrait rapidement raviver la pression haussière et pousser les prix au-delà des 100 dollars, voire davantage en cas de blocage partiel du détroit d’Ormuz.








