Croissance : le PIB stagne au 1er trimestre et inquiète pour la suite de l’année

La croissance française est nulle au premier trimestre 2026, freinée par la demande intérieure et le recul marqué du commerce extérieur

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Croissance : le PIB stagne au 1er trimestre et inquiète pour la suite de l’année. -Crédit : Canva | Econostrum.info

La croissance n’est pas au rendez vous en France. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), indique que le produit intérieur brut (PIB) est resté stable au premier trimestre 2026, selon une première estimation publiée le 30 avril.

Cette évolution intervient après une progression de 0,2 % au quatrième trimestre 2025. L’Insee précise que le PIB « marque le pas » sur les trois premiers mois de l’année. Cette situation s’explique par une demande intérieure « atone » et une contribution du commerce extérieur « fortement négative ».

Dans le détail, la consommation des ménages recule de 0,1 %, après une hausse de 0,4 % au trimestre précédent. L’investissement diminue également, avec une baisse de 0,4 % après une progression de 0,3 % fin 2025. La contribution de la demande intérieure finale, hors variations de stocks, est ainsi nulle sur la période, après avoir contribué à hauteur de 0,4 point à la croissance lors du trimestre précédent.

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La croissance impacté par le repli des échanges extérieurs 

Le commerce extérieur pèse sur l’activité économique. L’Insee indique une contribution « fortement négative » de ce poste, à hauteur de -0,7 point, après une contribution positive de 0,6 point au trimestre précédent. Les exportations diminuent de 3,8 % après une hausse de 0,8 %, tandis que les importations reculent de 1,7 % après une baisse de 0,8 %.

Les variations de stocks compensent cette situation. Elles contribuent à hauteur de 0,8 point à l’évolution du PIB, après une contribution négative de -0,7 point au quatrième trimestre 2025. Cette progression est liée en partie aux produits aéronautiques, après deux trimestres marqués par une réduction des stocks.

Les prévisions initiales ne sont pas confirmées par cette estimation. La Banque de France, institution chargée notamment de la politique monétaire et de la stabilité financière, indiquait récemment une croissance pouvant atteindre « jusqu’à 0,3 % » au premier trimestre. L’Insee avait pour sa part révisé sa prévision à 0,2 % fin mars.

Le gouvernement français maintient une prévision de croissance annuelle à 0,9 % pour 2026, après une révision à la baisse de 0,1 point. Selon les données disponibles à fin mars, l’« acquis » de croissance s’établit à 0,5 %. Ce niveau correspond à la progression annuelle si l’activité restait stable sur le reste de l’année.

Parallèlement, l’Insee indique que les prix à la consommation augmentent de 2,2 % sur un an en avril 2026, contre 1,7 % en mars. Cette évolution est liée à une hausse des prix de l’énergie, qui progressent de 14,2 % sur un an, dans un contexte de hausse des cours des produits pétroliers liée au conflit au Moyen-Orient.

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