Le 1er juillet 2025 marque l’entrée en vigueur d’une nouvelle version du Code wallon du tourisme. Ce texte législatif, qui régit l’ensemble des réglementations touristiques dans la région wallonne, représente une refonte importante de l’approche du secteur.
Visant à simplifier l’accès à la certification, à rationaliser les subventions et à moderniser les pratiques, il introduit des changements significatifs qui affecteront tant les acteurs du secteur que les usagers. Ce nouvel ensemble de règles, qui remplace une législation datant de 2017, entend adapter le tourisme wallon aux enjeux contemporains, en renforçant la professionnalisation de la filière et en apportant plus de clarté dans les dispositifs de soutien public.
Simplification et refonte du système de certification
L’une des modifications les plus marquantes du nouveau Code est la suppression de la classification des hébergements et des attractions touristiques, une mesure qui simplifie l’accès à la certification pour les acteurs du secteur. Jusqu’à présent, les établissements devaient respecter un certain nombre de critères pour être classifiés dans des catégories précises. Ce système, jugé trop complexe, a été remplacé par un dispositif plus souple, qui permettra aux entreprises touristiques de se faire certifier sans devoir passer par un classement rigide, explique Moustique.
Dans ce cadre, les maisons de tourisme et les fédérations touristiques, qui ne bénéficiaient pas d’une reconnaissance officielle, verront désormais leur statut évoluer : elles obtiendront une certification, qui leur conférera un statut plus clair et une meilleure visibilité. Cette démarche vise à améliorer la structuration du secteur, en favorisant la professionnalisation des acteurs tout en réduisant les barrières administratives. La mise en place de ces nouvelles règles permettra aussi d’augmenter la transparence et d’harmoniser les pratiques entre les différentes parties prenantes du secteur touristique.
En outre, les syndicats d’initiative, jusqu’ici acteurs locaux essentiels dans la promotion du tourisme, sont appelés à disparaître au profit d’un système plus centralisé. L’office du tourisme deviendra l’unique appellation reconnue, remplaçant le terme « syndicat d’initiative ». Cette réforme vise à rationaliser la gestion touristique au niveau local, tout en améliorant l’efficacité des structures de promotion. À noter que chaque commune ne pourra avoir qu’un seul office du tourisme certifié, bien qu’il soit possible d’obtenir une dérogation dans certaines situations. Ce changement pourrait entraîner une réorganisation des structures touristiques locales, voire une fusion de certains offices déjà existants.
Révision du régime des subventions et perspectives d’évaluation
Le régime de subventionnement est un autre axe majeur de réforme. Le nouveau Code prévoit une révision des conditions d’attribution des subventions touristiques. À partir du 1er juillet 2025, toutes les demandes de subventions qui n’ont pas été accordées devront être renouvelées sous le nouveau cadre législatif. Les conditions exactes d’octroi des financements ont été validées par le gouvernement wallon, dans le but de soutenir davantage la professionnalisation du secteur et de favoriser les projets à fort potentiel de développement économique et touristique.
Cette réforme a pour objectif de rationaliser les dépenses publiques tout en orientant les financements vers des projets plus structurants pour le tourisme wallon. Les nouvelles modalités de subvention devraient également encourager une meilleure gestion des ressources et une plus grande équité dans la répartition des aides. À terme, cette révision devrait améliorer la compétitivité des acteurs touristiques en Wallonie.
Cependant, cette première version du Code ne marque pas une fin en soi. Une révision du texte est déjà prévue pour 2026, en vue de se conformer au règlement européen sur les locations de courte durée. Cette mesure répond à l’évolution du marché et aux préoccupations croissantes liées à la régulation des plateformes de location de logements. Par ailleurs, une évaluation générale de l’efficacité du Code sera réalisée en 2027, afin d’ajuster les règles en fonction des retours d’expérience et des résultats obtenus. Ces révisions futures témoignent de la volonté des autorités wallonnes de maintenir un cadre législatif flexible et réactif face aux évolutions rapides du secteur touristique.








