Épargne-pension : un succès qui commence à coûter cher à l’État Belge

Le coût de l’avantage fiscal lié à l’épargne-pension atteint un niveau record en Belgique, avec une dépense en hausse continue pour l’État.

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Épargne-pension : un succès qui commence à coûter cher à l’État Belge. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Le coût de l’avantage fiscal lié à l’épargne-pension atteint un niveau inédit en Belgique. Selon les données du SPF Finances, il devrait s’élever à 650 millions d’euros en 2026, confirmant une progression régulière. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique de long terme. Elle met en lumière le poids croissant de ce dispositif dans les finances publiques.

L’épargne-pension permet aux contribuables de bénéficier d’une réduction d’impôt annuelle, fixée à 25 % ou 30 % selon le montant investi. Ce mécanisme vise à encourager la constitution d’un capital en vue de la retraite. Il repose sur des produits spécifiques, comme les fonds d’épargne-pension ou les assurances-vie dédiées.

Ce cadre fiscal attractif explique le succès du dispositif auprès des ménages. Il s’inscrit comme un complément aux pensions légales. De nombreux contribuables y voient un levier pour anticiper la baisse de revenus à la retraite. Cette attractivité alimente directement son coût budgétaire.

Une progression continue du coût pour l’État

Sur les vingt dernières années, la dépense fiscale associée à l’épargne-pension a connu une hausse régulière. Elle était inférieure à 400 millions d’euros au début des années 2000. Elle atteint environ 600 millions d’euros en 2023, avant de poursuivre sa progression.

Les estimations font état de 620 millions d’euros en 2024, puis 635 millions en 2025, pour culminer à 650 millions en 2026, indique le SPF Finance. Cette évolution reflète une tendance installée dans le temps. Elle traduit à la fois l’augmentation du nombre de bénéficiaires et celle des montants investis.

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Crédit : Econostrum

 

Des facteurs structurels à l’origine de cette hausse

Plusieurs éléments expliquent cette progression du coût pour les finances publiques. L’indexation des plafonds fiscaux joue un rôle direct en augmentant les montants éligibles à la réduction d’impôt. Dans le même temps, les épargnants ont tendance à verser des sommes plus élevées.

Cette combinaison amplifie mécaniquement la dépense fiscale. Elle s’inscrit dans un contexte où les ménages cherchent à sécuriser leur avenir financier. L’épargne-pension apparaît comme un outil adapté à cet objectif. Cette évolution contribue à renforcer son poids budgétaire.

Une diffusion large de l’épargne-pension mais inégale selon les régions

En 2024, environ 2,5 millions de contribuables ont cotisé à une épargne-pension, soit 26 % de l’ensemble, rapporte le Soir. Ce niveau confirme l’ancrage du dispositif dans les pratiques d’épargne. Il témoigne de son rôle dans la préparation de la retraite pour une part importante de la population.

Des disparités régionales apparaissent néanmoins. En Flandre, près de trois contribuables sur dix y ont recours. En Wallonie, la proportion est plus faible, avec deux sur dix. À Bruxelles, elle descend à 12,8 %, illustrant une adoption plus limitée.

Un enjeu budgétaire au cœur des débats

La montée du coût de l’épargne-pension suscite des interrogations sur son évolution future. Les autorités doivent trouver un équilibre entre soutien à l’épargne et gestion des finances publiques. Cette question devient plus sensible à mesure que les montants augmentent.

Le seuil attendu de 650 millions d’euros en 2026 illustre cette tension. Il souligne l’ampleur prise par ce dispositif dans le budget de l’État. Cette situation pourrait nourrir les réflexions sur son adaptation dans les années à venir.

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