Chômage en Belgique : que révèlent les premières vagues d’exclusion ?

Les exclusions du chômage en Belgique soulignent des disparités régionales et révèlent comment une partie des bénéficiaires bascule vers le revenu d’intégration.

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Chômage en Belgique : que révèlent les premières vagues d’exclusion ? Crédit : Adobe Stock | Econostrum.info - Belgique

En Belgique, les premières vagues d’exclusion du chômage confirment partiellement l’hypothèse des trois tiers. Entre retour à l’emploi, passage au revenu d’intégration et autonomisation, la situation se stabilise tout en laissant apparaître des disparités régionales.

Selon la Cour des comptes, 55.247 personnes ont été exclues des allocations de chômage lors des deux premières vagues de 2026. Parmi elles, 45.592 ont perdu leur allocation de chômage et 9.655 leur allocation d’insertion. Sur cette population, 31,9 % bénéficient désormais d’un revenu d’intégration (RIS). Olivier Hubert, conseiller à la Cour, souligne que « l’hypothèse des trois tiers semble se confirmer pour l’instant », rapporte le Soir. Cette hypothèse prévoit qu’un tiers des chômeurs retrouve un emploi, un tiers bascule vers le revenu d’intégration et un tiers dispose de moyens suffisants pour ne plus recourir à l’aide sociale.

Des différences régionales marquées

Les chiffres révèlent des écarts significatifs selon les régions. En Wallonie, 37,2 % des personnes exclues ont basculé vers le RIS, contre 27,5 % en Région bruxelloise et seulement 23,5 % en Flandre. La Communauté germanophone comptait 214 exclusions sur cette période. Ces variations reflètent les disparités économiques et sociales entre les régions, ainsi que les différences dans l’accès aux dispositifs de soutien et au marché du travail local.

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Crédit : Econostrum

Une situation susceptible d’évoluer

La Cour des comptes rappelle que ces résultats sont provisoires et pourraient évoluer après la troisième vague d’exclusions, prévue le 1er juillet 2026. Le suivi des effets de ces exclusions reste crucial pour évaluer leur impact sur la réinsertion professionnelle et sur la protection sociale des citoyens belges.

Déjà en février, la Cour des comptes avait mis en garde contre une sous-estimation du nombre de chômeurs basculant vers le revenu d’intégration. « Les chiffres les plus récents montrent que la part des chômeurs sortants bénéficiant d’un RIS a probablement été sous-estimée », notait-elle. La confirmation actuelle souligne la nécessité d’un suivi précis et d’éventuels ajustements des politiques d’exclusion pour éviter des effets négatifs sur les bénéficiaires.

L’analyse de la Cour des comptes montre que, malgré des projections initiales prudentes, la majorité des personnes exclues du chômage trouvent soit un emploi, soit un relais social par le RIS. Cependant, les différences régionales et l’attente de nouvelles vagues d’exclusions appellent à une vigilance continue. Les résultats mettent en évidence l’importance d’une gestion équilibrée entre incitation à l’emploi et protection sociale.

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