Les prix des carburants repartent à la hausse ce vendredi en Belgique, confirmant une tendance déjà observée ces dernières semaines. Dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés internationaux, les automobilistes font face à une nouvelle augmentation, avec des répercussions directes sur le budget des ménages.
Le diesel (B7) est particulièrement concerné par cette hausse. Son prix maximum augmente de 8,8 centimes pour atteindre désormais 2,245 euros par litre, selon les nouveaux tarifs publiés par le SPF Économie. Cette évolution s’inscrit dans une période de forte volatilité. Il y a seulement trois semaines, le diesel avait atteint un niveau record de 2,489 euros par litre, un seuil rarement observé. Même si les prix avaient légèrement reculé depuis, cette nouvelle hausse relance la pression à la pompe.

Des prix de l’essence toujours proches des sommets
Du côté de l’essence, les tarifs restent élevés, malgré un léger recul par rapport aux pics récents. Le 95 (E10) s’affiche actuellement à 1,923 euro par litre, tandis que le 98 (E5) atteint 1,982 euro. Ces niveaux restent proches des records récents, avec des pointes à 1,945 euro pour le 95 et 2,027 euros pour le 98. Cela confirme un maintien des prix à un niveau élevé, malgré quelques variations.
Un marché des carburants tiré par les tensions géopolitiques
La hausse des carburants s’explique principalement par l’évolution des cours du pétrole. Le baril a récemment dépassé les 125 dollars, sous l’effet des tensions au Moyen-Orient. Les déclarations américaines évoquant un possible blocus des ports iraniens ont renforcé les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial. Cette situation prolonge les tensions observées depuis le début du conflit dans la région et contribue à maintenir les prix à un niveau élevé.
Le mazout de chauffage également en hausse
Les effets de cette situation se font également sentir sur le mazout de chauffage (H0/H7). À partir de ce vendredi, le prix atteint 1,3347 euro par litre pour les commandes d’au moins 2.000 litres, et 1,3752 euro pour des volumes inférieurs. Cette hausse intervient dans un contexte déjà tendu pour les ménages qui dépendent du fioul pour se chauffer.
L’évolution des prix reste étroitement liée à la situation internationale. Tant que les tensions persistent, les marchés de l’énergie devraient rester sous pression. Pour les consommateurs, cette nouvelle hausse confirme une réalité installée depuis plusieurs mois : les prix à la pompe et du chauffage restent élevés, avec des variations rapides qui compliquent les prévisions.








