Soins dentaires en Belgique : les remboursements explosent de plus de 50%, voici pourquoi

Les remboursements des soins dentaires bondissent en Belgique. Entre nouvelles règles et dépenses en hausse, qu’est-ce qui change pour les patients ?

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Soins dentaires
Soins dentaires en Belgique : les remboursements explosent de plus de 50 %, voici pourquoi. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les remboursements des soins dentaires en Belgique connaissent une forte progression. Cette évolution soulève des questions sur le coût des consultations, les dépenses de l’assurance maladie et la part réellement payée par les patients. Plusieurs changements sont déjà entrés en vigueur en 2026, avec des conséquences concrètes sur les factures.

Selon les données de l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami), les remboursements des soins dentaires sont passés d’un peu plus de 1 milliard d’euros en 2021 à 1,6 milliard en 2025, soit une hausse supérieure à 50 %. Durant cette période, le nombre de prestations n’a progressé que de 16 %. Cette différence s’explique notamment par l’indexation des tarifs, la revalorisation de certains actes et l’élargissement des conditions de remboursement.

Les soins conservateurs, les prothèses amovibles et certaines prestations préventives ont bénéficié de changements tarifaires. La Société de Médecine Dentaire souligne également le développement du tiers payant, l’arrivée des hygiénistes bucco-dentaires et une meilleure prise en charge des jeunes patients. L’augmentation du nombre de bénéficiaires de l’intervention majorée, appelés patients BIM, contribue aussi à l’évolution des dépenses publiques.

Cette hausse ne signifie pas automatiquement que les patients paient davantage chez le dentiste. Les chiffres de l’Inami correspondent aux remboursements de l’assurance maladie, et non à la totalité des honoraires facturés. Une prise en charge plus élevée peut même réduire le montant restant à payer. En 2025, les soins conservateurs représentaient 37,3 % des dépenses dentaires, contre 27 % pour les traitements préventifs.

Les radiographies attirent également l’attention : plus de 4,4 millions d’examens ont été remboursés, pour 105,43 millions d’euros, un budget en hausse de 49 % depuis 2021. Cette progression ne prouve pas, à elle seule, l’existence d’abus. Certains examens peuvent notamment être répétés lorsque les images réalisées dans un autre cabinet ne sont pas disponibles.

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Crédit : Econostrum

 

Radiographies, détartrage et patients BIM : les nouvelles règles de remboursement en 2026

Depuis le 1er juin 2026, le remboursement d’une radiographie panoramique dentaire est limité à une fois tous les trois ans pour les adultes dès 19 ans, contre une fois tous les deux ans auparavant. Cette restriction ne concerne pas toutes les radiographies dentaires. À cette même date, l’examen des gencives (DPSI) a été intégré à l’examen buccal annuel des patients de 18 ans et plus. L’honoraire de cet examen annuel est passé de 78,58 à 82 euros.

Autre changement : le remboursement du détartrage n’est plus réduit de moitié lorsqu’aucun soin dentaire n’a été remboursé l’année précédente. Les autres règles du trajet de soins buccaux restent néanmoins applicables. Depuis le 1er juillet 2026, les suppléments d’honoraires sont interdits pour les patients BIM sur les prestations remboursables de soins dentaires et d’orthodontie, y compris chez les dentistes non conventionnés.

Des exceptions subsistent : certains dépassements plafonnés, prévus par les tarifs maximaux de l’accord dento-mutualiste, peuvent encore être facturés après consentement éclairé du patient. L’interdiction ne rend donc pas tous les soins gratuits. Ces évolutions cherchent à concilier accès aux soins et maîtrise des dépenses de l’assurance maladie, alors qu’une réforme plus large de la nomenclature dentaire est attendue à l’horizon 2027.

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