Les prix alimentaires vont-ils augmenter ? L’industrie belge tire la sonnette d’alarme

Les prix alimentaires pourraient repartir à la hausse en Belgique, alors que les entreprises peinent à absorber leurs coûts.

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Les prix alimentaires vont-ils augmenter ? L’industrie belge tire la sonnette d’alarme. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

En Belgique comme partout en Europe, les prix des courses pourraient connaître une nette hausse dans les prochaines semaines. Pour cause, l’industrie alimentaire fait face à une progression de ses coûts liés à l’énergie, au transport et aux matières premières. Jusqu’ici, les industriels limitaient l’impact sur les consommateurs, mais la situation devient de plus en plus compliquée.

Pour que les consommateurs comprennent bien, la Fédération de l’industrie alimentaire belge explique que les prix affichés actuellement dans les supermarchés ne correspondent pas toujours aux coûts réels des produits qu’ils achètent. Pour cause, plusieurs entreprises réduisent leurs marges pour éviter une hausse immédiate des tarifs en rayon, mais cette situation devient de plus en plus difficile à tenir.

Pour cause, les tensions autour du détroit d’Ormuz renforcent les inquiétudes du secteur. Une hausse prolongée des prix de l’énergie pourrait peser sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, depuis la fabrication des produits jusqu’à leur transport vers les magasins. Aurélie Gerth, porte-parole de la Fédération de l’industrie alimentaire belge, estime que les consommateurs belges pourraient voir la facture de leurs courses s’alourdir dans les prochains mois.

Des entreprises contraintes de réduire leurs marges

Pour l’instant, les industriels absorbent eux-mêmes la hausse des charges. Pour cause, les contrats conclus avec la grande distribution limitent parfois la possibilité de répercuter rapidement l’augmentation des coûts. « Aujourd’hui, il est possible qu’on ne voie pas encore les prix plus élevés dans les supermarchés parce que les entreprises alimentaires, pour l’instant, prennent sur leurs marges, parce que la grande distribution refuse de changer les contrats », explique Aurélie Gerth, citée par RTL.

Cette situation crée un écart entre les dépenses des producteurs et les prix payés par les clients. Selon la fédération, les tarifs actuels ne reflètent pas totalement la réalité qu’on retrouve dans les supermarchés ou ailleurs. « Le consommateur a toujours des prix trop bas qui ne représentent pas forcément la réalité », poursuit-elle. Mais cette situation ne peut pas durer indéfiniment. Si les prix des charges continuent d’augmenter, les consommateurs belges vont forcément en faire eux aussi les frais.

Des recettes modifiées et des entreprises fragilisées

De leur côté, certains groupes cherchent à limiter leurs dépenses. Par exemple, Nestlé a  indiqué réfléchir à des changements concernant certains produits, avec des adaptations de recettes ou la suppression de références moins rentables. Les conséquences ne concernent pas uniquement le budget des consommateurs., les entreprises du secteur alimentaire voient aussi leurs marges diminuer.

« Elles ont de moins en moins de marges, de moins en moins de réserves et cela donne lieu à de plus en plus de faillites », avertit Aurélie Gerth. L’industrie alimentaire est déjà le secteur qui connaît le plus de faillites en Belgique. Une prolongation des tensions sur les coûts pourrait donc fragiliser davantage certaines entreprises, avec des conséquences possibles sur l’emploi.

 

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