L’été 2026 restera dans les annales météorologiques belges avec une température moyenne de 20,3 degrés, un record depuis le début des relevés en 1833. L’Institut royal météorologique (IRM) annonce un changement radical : des orages violents sont attendus jeudi soir, suivis d’une chute des températures. Le météorologue David Dehenauw confirme que la chaleur estivale est terminée.
Un été 2026 record et ses chiffres exceptionnels
L’été météorologique 2026, qui couvre les mois de juin, juillet et août, sera le plus chaud jamais enregistré en Belgique. La température moyenne s’établira à 20,3 degrés, soit 0,4 à 0,5 degré au-dessus du précédent record de 2018, qui affichait 19,9 degrés.
David Dehenauw, météorologue à l’IRM, confirme à 7sur7.be que ce record est désormais certain. Fin juillet, il estimait à 80 % la probabilité que cet été soit le plus chaud, une prévision qui s’est réalisée.
Les chiffres témoignent de l’ampleur de cette chaleur. La Belgique a enregistré quinze journées tropicales avec des températures atteignant au moins 30 degrés, soit trois fois plus que la moyenne habituelle de cinq.
Ce total place 2026 en deuxième position depuis le début des relevés, derrière l’année 1976 qui en comptait dix-huit. Quarante-quatre journées estivales avec au moins 25 degrés ont été relevées, contre une valeur normale de vingt-quatre. Cet été se classe en troisième position pour ce critère, derrière 1947 et 1976.
Trois vagues de chaleur officielles ont été enregistrées, et une quatrième a été manquée de justesse, à un dixième de degré près. David Dehenauw souligne que ce record n’est pas dû à une seule vague de chaleur, mais à deux mois de temps sec et chaud.
Il précise que cet été exceptionnel s’inscrit dans la tendance du changement climatique, qui augmente la fréquence et l’intensité des périodes de chaleur et de sécheresse en Belgique.
Des orages attendus jeudi 27 août et une chute des températures
L’IRM prévoit une détérioration marquée du temps à partir de jeudi 27 août 2026. La journée débutera sous un ciel assez nuageux avec un risque de quelques averses ou de faibles pluies. Une accalmie temporaire est attendue en cours de journée, avec un ciel partagé entre nuages et éclaircies parfois larges. En fin de journée, la nébulosité augmentera depuis le sud, avec des averses parfois intenses accompagnées d’orages.
Les températures atteindront encore des niveaux estivaux jeudi, avec des maximales comprises entre 25 degrés à la Côte et en Hautes-Fagnes et 30 degrés en Campine. Cette chaleur est due à un vent d’est apportant de l’air chaud d’Europe orientale. David Dehenauw explique que ce court épisode de chaleur prendra fin dès que le vent tournera au sud-ouest, ramenant de l’air marin plus frais.
Vendredi 28 août, le temps restera variable et instable, avec des périodes de pluie ou des averses orageuses éparses. Les températures maximales chuteront pour se situer entre 17 et 23 degrés.
Les précipitations accumulées sur la Belgique d’ici samedi matin pourraient atteindre en moyenne 20 à 25 millimètres, avec des quantités localement plus importantes. Le week-end des 29 et 30 août s’annonce également nuageux avec des précipitations.
Les prévisions pour septembre et l’automne
David Dehenauw indique que le risque de canicule est définitivement terminé. Les températures maximales oscilleront autour de 20 à 23 degrés à partir de vendredi, un niveau considéré comme normal pour la saison.
La moyenne à cette période de l’année se situe en effet autour de 20 à 21 degrés. Pour les dix premiers jours de septembre, l’IRM ne prévoit pas de températures extrêmes.
Le météorologue écarte pour l’instant la possibilité d’un été indien en septembre. Les modèles prévoient un temps légèrement variable à partir du 1er septembre, avec un risque d’averses presque quotidien.
Aucune période pluvieuse de plusieurs jours d’affilée n’est attendue, même si ce scénario reste possible. Pour la première quinzaine de septembre, David Dehenauw ne prévoit pas de grands écarts de température, mais une tendance à des précipitations supérieures à la moyenne.
À plus long terme, plusieurs modèles saisonniers laissent entrevoir une période plus pluvieuse en novembre et décembre. Cette tendance pourrait être liée à la température exceptionnellement élevée de la mer du Nord, qui favorise l’évaporation et peut rendre les averses plus intenses.
David Dehenauw précise toutefois que cela ne signifie pas automatiquement que la Belgique recevra davantage de précipitations, car tout dépend de la direction du vent. Il s’agit d’une possibilité réelle, mais pas d’une certitude.








